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Indicateurs de l’éducation 2013

20 janvier 2015 Collégial et universitaire

Cet article fait une survol des indicateurs de l’éducation 2013. Les indicateurs de l’éducation portent sur les ressources allouées à l’éducation, les cheminements scolaires, de l’école primaire jusqu’à l’université, la persévérance et l’obtention des diplômes et l’évaluation des apprentissages.

La publication des indicateurs vise la diffusion de données précises sur les ressources allouées à l’éducation, les différentes activités du système scolaire et les résultats obtenus. Les indicateurs rassemblés dans la publication du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport révèle des phénomènes et des tendances qui caractérisent notre système d’éducation. Voici un survol de quelques données présentées en 2014 (récoltées en 2011-2012) :

Enseignement collégial

Les ressources allouées à l’éducation

  • La dépense de fonctionnement pour l’enseignement ordinaire des cégeps
    En 2010-2011, la dépense de fonctionnement des cégeps pour l’enseignement ordinaire représente plus de 1,6 milliard de dollars. Cette dépense a augmenté de 33 % depuis l’année 2002-2003. Cette hausse s’explique surtout par une augmentation de l’effectif étudiant, mais aussi par une augmentation des ressources consacrées aux cégeps. Entre 1998-1999 et 2002-2003, une augmentation de la dépense par étudiant de 27 % en dollars courants et de 17 % en dollars constants a été observée. Ces augmentations s’expliquent surtout par l’entrée en vigueur de nouvelles conventions collectives pour tout le personnel des cégeps et par des mesures de soutien aux établissements, par exemple le soutien au développement des nouvelles technologies de l’information, le soutien accordé aux carrières scientifiques et le soutien à la réussite.
  • Le rapport étudiants-enseignant, le salaire moyen et le cout des enseignants par étudiant dans les cégeps
    En 2010-2011, le rapport étudiants-enseignant dans les cégeps était de 12,7, alors que le salaire moyen des enseignants se situait à 65 502 $

Les activités

  • L’accès aux études collégiales à l’enseignement ordinaire
    En 2011-2012, le taux d’accès aux études collégiales était de 63,9 %, ce qui correspond à la situation qui prévalait quinze ans plus tôt. L’écart n’a cessé de se creuser entre les femmes et les hommes depuis le milieu des années 1970 (en faveur des femmes), le taux d’accès au collégial en formation technique a remonté dans les dernières années et le passage par les sessions d’accueil et de transition a lui aussi connu une hausse.
  • Le passage immédiat du collégial à l’université
    À l’automne 2011, 80,8 % des titulaires d’un DEC de la formation préuniversitaire obtenu en 2011 poursuivaient des études universitaires à temps plein. Cette proportion était de 30,8 % chez les titulaires d’un DEC de la formation technique.

Les résultats

  • La réussite des études en formation préuniversitaire à l’enseignement ordinaire au collégial
    Habituellement, la majorité des DEC en formation préuniversitaire sont obtenus à l’intérieur des cinq années prévues après le début des études collégiales; en 2010-2011, le taux de réussite dans ce délai était de 70,8 %. Parmi les élèves de la formation préuniversitaire qui ont quitté leurs études en 2010-2011, 71,2 % ont obtenu un DEC, ce taux ayant augmenté de 1,9 point de pourcentage depuis 1999-2000.
  • La réussite des études en formation technique à l’enseignement ordinaire au collégial
    Habituellement, une proportion élevée de DEC en formation technique sont obtenus à l’intérieur d’un délai de cinq ans après le début des études collégiales; en 2010-2011, 52,9 % des DEC ont été obtenus dans ce délai. Parmi les élèves de la formation technique qui ont quitté leurs études en 2010-2011, 61,4 % ont obtenu un DEC.
  • La durée des études à l’enseignement ordinaire au collégial
    Le DEC en formation préuniversitaire est obtenu, en moyenne, après 2,4 années d’études équivalant au temps plein, et le DEC en formation technique, après 3,9 années.

L’évaluation des apprentissages

  • L’épreuve uniforme de français au collégial
    Parmi les élèves du réseau collégial qui se sont présentés à l’épreuve A uniforme de français au cours de l’année 2011-2012, 84,3 % ont réussi.

L’obtention des diplômes

  • L’obtention du diplôme au collégial
    En 2010-2011, le taux d’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC) des Québécoises était de 50,6 %, alors que celui des Québécois était de 30,4 %.

Le marché du travail

  • L’intégration au marché du travail des personnes titulaires d’un DEC de la formation technique
    Les titulaires d’un DEC de la formation technique ayant un emploi à temps plein occupaient un emploi lié à leurs études dans une proportion de 83,4 % en 2012. Au 31 mars 2012, le salaire hebdomadaire brut moyen des titulaires d’un DEC de la formation technique était de 699 $.

 

Enseignement universitaire

Les ressources allouées à l’éducation

  • La dépense globale des universités par rapport au PIB
    La dépense globale par étudiant dans les universités du Québec (28 545 $) était de 6 % moins élevée que celle des universités du reste du Canada (30 213 $), en 2010-20114. Des différences structurelles (la dépense par étudiant, la richesse collective, le taux de participation, le facteur démographique) existant entre les systèmes d’enseignement ont une influence sur le niveau relatif de la dépense par étudiant.
  • Le cout salarial des enseignants des universités
    Le salaire moyen des professeurs est moins élevé au Québec que dans le reste du Canada. Cependant, si l’on tient compte du cout de la vie moins élevé au Québec que dans le reste du Canada, cet écart avec le reste du Canada est sensiblement réduit.
  • L’aide financière aux études et les droits de scolarité
    En 2012-2013, la moyenne des droits de scolarité est de 2 565 $ au Québec et de 6 246 $ dans le reste du Canada. Pour l’étudiant ayant contracté un prêt au collégial et au premier cycle universitaire, le prêt moyen cumulé atteignait 16 154$ en 2011-2012. Pour le bénéficiaire d’un prêt du collégial jusqu’au deuxième cycle universitaire, il était de 25 506 $. Enfin, pour celui ayant reçu un prêt du collégial jusqu’au troisième cycle universitaire, le prêt moyen cumulé totalisait 36 154 $. Il est à signaler que les dettes d’études sont beaucoup moins importantes au Québec qu’ailleurs au Canada.
  • La recherche subventionnée et commanditée dans les universités
    En 2010-2011, le gouvernement fédéral contribuait pour environ la moitié du financement de la recherche subventionnée et commanditée dans les universités, alors que la contribution du gouvernement du Québec était de 22 %. Les subventions et contrats non gouvernementaux (19 %) et les autres sources (10 %) fournissaient le reste du financement. En 2010-2011, le montant moyen des subventions et contrats de recherche par professeur au Québec (181 376 $) était plus élevé que dans le reste du Canada (140 182 $)

Les activités

  • L’accès aux études universitaires
    En 2011-2012, la proportion de personnes accédant aux études universitaires est estimée à 44,4 % pour les études devant conduire au baccalauréat (notons que les femmes ont connu une progression de leur accès aux études menant au baccalauréat), à 13,3 % pour celles devant conduire à la maitrise et à 3,1 % pour celles devant mener au doctorat.
  • La formation de chercheurs et de chercheuses
    Au trimestre d’automne 2011, l’effectif inscrit à un programme d’études conduisant au doctorat s’est accru de 3,5 % par rapport à l’automne 2010. Les femmes, bien que minoritaires, ont raffermi leur présence en passant de 47,9 % du total des inscriptions en 2010 à 48,4 % en 2011.
  • La part des étudiantes et étudiants internationaux à l’enseignement postsecondaire
    Entre 1990 et 2010, le nombre d’étudiants universitaires étrangers au Québec est passé de 9 135 à 26 189, pour une augmentation de 187 %.
  • À l’automne 2011, les étudiantes et les étudiants étrangers constituaient 9,7 % de l’effectif total des universités québécoises.

Les résultats

  • La réussite et la durée des études dans les programmes conduisant au baccalauréat
    Parmi les personnes inscrites à un programme d’études conduisant au baccalauréat et ayant quitté les études à la fin de 2010-2011, 67,2 % ont obtenu leur diplôme.
  • La réussite et la durée des études dans les programmes conduisant à la maitrise
    Parmi les personnes inscrites à un programme d’études conduisant à la maitrise et ayant quitté les études à la fin de 2010-2011, 73,2 % ont obtenu leur diplôme, cela après 6,7 trimestres d’études en moyenne.
  • La réussite et la durée des études dans les programmes conduisant au doctorat
    Parmi les personnes inscrites à un programme d’études conduisant au doctorat et ayant quitté les études à la fin de 2010-2011, 61,2 % ont obtenu leur diplôme, cela après 15,8 trimestres en moyenne.

L’obtention des diplômes

  • L’obtention des diplômes universitaires
    En 2011, les taux d’obtention du baccalauréat, de la maitrise et du doctorat s’élevaient respectivement à 33,2 %, à 10,2 % et à 1,7 %. Ce sont les taux les plus élevés jamais observés aux différents grades universitaires.
  • Les diplômes universitaires selon le domaine d’études
    En 2011, l’administration constituait le domaine d’études pour lequel la proportion de baccalauréats, de maitrises et de doctorats délivrés par les universités québécoises était la plus importante (23,3 %). Viennent ensuite les sciences humaines (20,9 %), les sciences appliquées (15,1 %), les sciences de la santé (11,7 %), les sciences de l’éducation (8,6 %) et les sciences pures (5,9 %). En 2011, 57,9 % des diplômes universitaires ont été décernés à des femmes.
  • Les diplômes universitaires selon les cycles d’études
    De 2000 à 2011, le nombre de diplômes délivrés par les universités québécoises est passé de 50 563 à 71 884, soit une hausse de 42,2 %. Cette progression est surtout due aux « autres diplômes » universitaires que sont les attestations, les certificats et les diplômes, dont le nombre a augmenté de 73,0 %. En 2011, les « autres diplômes » représentaient plus du tiers des diplômes délivrés par les universités québécoises.

Le marché du travail

  • L’intégration au marché du travail des personnes titulaires d’un doctorat
    Les personnes titulaires d’un doctorat étaient en emploi dans une proportion de 77,6 %, environ vingt mois après l’obtention de leur diplôme. Une proportion plus élevée de femmes (78,7 %) que d’hommes (76,4 %) avaient un emploi.

Tous les détails sur les données se trouvent dans le rapport Indicateurs de l’éducations: Édition 2013.

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