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Réussite et sélection au 1er cycle universitaire au Québec : une analyse multiniveau

2 décembre 2016 Universitaire

Ce mémoire de maîtrise de sociologie produit par Marjolaine Legault porte sur les formes de sélectivité scolaire ainsi que sur les facteurs de la réussite dans les programmes de premier cycle universitaire au Québec. L’auteur y fait des constats notamment sur l’influence de la cote R de même que sur l’appartenance de sexe.

Ce mémoire, déposé au printemps 2016 à l’Université de Montréal s’appuie sur les différents écrits sur le sujet de même que sur une base administrative de données longitudinales fournies par l’Université de Montréal. La base de données en question est constituée de deux générations de cohorte d’étudiants de premier cycle.

L’analyse

Madame Legault analyse d’abord, dans le cadre de ce mémoire, la différenciation des programmes de premier cycle en matière de sélectivité. Son objectif est de constituer un indicateur agrégé de sélectivité. Par la suite, elle se penche sur les facteurs individuels de réussite en contrôlant l’effet de la cote R dans un modèle multiniveau.

Cote R et appartenance de sexe : des variables d’influence

L’analyse menée par l’auteure lui permet d’avancer que la cote R a une influence sur les chances de réussites des étudiants. Elle spécifie cependant que c’est en raison inverse du niveau de sélectivité à l’entrée. Ainsi, les programmes où la sélection à l’entrée est la plus serrée sont ceux qui ont un taux de diplomation le plus élevé. De plus, le lien entre la cote R et la note finale serait très faible. Elle avance également que les garçons tendent à réussir moins bien. Toutefois, il s’agit d’un aspect négatif qui disparait lorsque la cote R et le programme d’appartenance sont considérés (toujours dans un modèle multiniveau).

Par ailleurs, Legault a également testé l’influence de la langue et de l’origine ethnique des étudiants en posant l’hypothèse que l’effet serait le même que pour l’appartenance de sexe. Dans le cas de l’origine ethnique, les données n’ont pas confirmé cette hypothèse puisque l’influence de cette variable reste significative. Pour ce qui est de la langue, l’auteure mentionne que l’influence de cette variable, bien que mineure, reste présente après la prise en compte de la cote R et de la sélectivité des programmes. Ainsi, la langue et l’origine ethnique ont bel et bien un effet sur la réussite scolaire.

En somme, soutien Legault, « même si le modèle de la méritocratie est prôné dans notre société, les résultats obtenus démontrent que la réussite n’est pas uniquement basée sur le mérite. En effet, à compétences égales, les caractéristiques socioéconomiques, culturelles et familiales influencent encore la réussite scolaire même après avoir sélectionné les étudiants ».

 

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