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Favoriser la persévérance chez les étudiants en rédaction de mémoire ou de thèse

2 mai 2017 Universitaire

Les trois auteures de ce Tableau, Emilie Tremblay Wragg, Sarah Mathieu-C et Geneviève Belleville, proposent au directeur/directrice de recherche des pistes d’intervention pour «coacher» les étudiants au fil de la rédaction de leur mémoire ou de leur thèse.

C’est dans le plus récent numéro de la publication Le Tableau (vol.6, no.3, 2017) du Portail du soutien à la pédagogie universitaire du réseau de l’Université du Québec qu’est publiée cette réflexion critique appuyer sur la recherche. Les auteures y expliquent qu’à bien des égards, la rédaction d’un mémoire ou d’une thèse se compare à un marathon. Il faut donc apprendre à persévérer pour connaître du succès. Et elles ajoutent que ceux qui s’engagent dans ce parcours ne le vivent pas nécessairement de façon négative. Avec des conditions favorables en place, il peut s’agir d’une expérience positive. Pour elles, le directeur/directrice de recherche peut jouer un rôle de premier plan auprès de son étudiant quant à l’engagement de ce dernier qu’on souhaite soutenu et régulier.

Pourquoi soutenir ses étudiants?

Tremblay Wragg, Mathieu-C et Belleville abordent le sujet en expliquant les cinq principales raisons pour lesquelles les directeurs et directrices de recherche devraient aider leurs étudiants à persévérer dans la rédaction de leur mémoire ou leur thèse.

  1. Un nombre important d’étudiants qui entament le doctorat ne diplôment pas (en 2009-2010, 61,4 % ont obtenu leur doctorat [MELS, 2013].
  2. Pour une majorité d’étudiants au doctorat, les délais vont au-delà du temps normalement alloué à la complétion d’un diplôme aux cycles supérieurs, soit plus de cinq ans, ou 15,8 trimestres, en moyenne, en 2009-2010 [MELS, 2013].
  3. La qualité des interactions avec le directeur de recherche est importante [Litalien, 2014].
  4. La prise en compte des besoins psychologiques des étudiants peut contribuer à la prévention de l’abandon [Litalien, 2014].
  5. L’adoption de saines habitudes de rédaction dès le début des études supérieures favorise l’apprentissage et l’intégration de nouvelles connaissances en plus de permettre une meilleure production d’écrits scientifiques pendant et après la diplomation [Lyndsay, 2015].

Qu’est-ce qu’encadrer un étudiant?

Pour les auteures de ce tableau, un directeur ou une directrice peut soutenir son étudiant non seulement en développant avec lui une relation de qualité et en soutenant son engagement envers la rédaction, mais aussi en l’incitant à s’éloigner de tâches dites «parasites» ou non prioritaires.

Cette idée d’engagement et de désengagement, indiquent les trois auteures, s’appuie sur la recherche. Elles relatent notamment les recherches de Murray [2009] qui parlent de l’engagement cognitif, physique et social de l’étudiant.

Le cognitif, le physique et le social

Les lecteurs de ce tableau sont invités à mettre l’accent sur la ou les composantes qui semblent plus problématiques chez leur étudiant. Pour y arriver, les auteurs fournissent d’abord une définition de l’engagement et du désengagement pour chacune de ces catégories puis quelques lignes au sujet des astuces pour soutenir l’étudiant.

Composante cognitive de la rédaction

Il s’agit ici de faire en sorte que la rédaction soit vue comme LA tâche prioritaire par l’étudiant, ce qui implique le fait de laisser de côté certaines autres tâches.

Astuces exposées

  • Définir des périodes de temps pour la rédaction
  • Démystifier l’inspiration

Astuces relatives à la composante physique de la rédaction

Il est ici question de réaliser l’activité de rédaction tant à un ou des moments de la journée qui sont favorables que dans un environnement physique ne nuisant pas à l’activité.

Astuce exposée

  • Diminuer la procrastination

Astuces relatives à la composante sociale de la rédaction

Dans ce cas-ci, il s’agit de trouver la façon de ne pas s’isoler dans l’activité de rédaction, mais aussi d’être capable de se désengager de certaines relations ne valorisant pas la rédaction.

Astuce exposée

  • Discuter des aléas de la vie universitaire

 

La fiche se termine par quelques conseils visant à maintenir la motivation des étudiants en plus de renforcer leur sentiment de compétence. Il est indiqué par exemple de bien définir avec eux des objectifs de rédaction et de faire le suivi pour voir s’ils sont atteints. Les objectifs, précisent les auteurs, doivent être :

  • clairs
  • réalistes
  • réalisables à court terme [de préférence]
  • organisés selon la réalité et le calendrier de l’étudiant.

À cela s’ajoute un élément à ne pas négliger non plus, le partage de cette réalité avec ses pairs et l’engament avec ceux-ci afin de pouvoir s’engager mutuellement et atteindre ses objectifs personnels.

 

Pour accéder directement au Tableau du Portail du soutien à la pédagogie universitaire [Réseau UQ]

 

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