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Développer le sentiment d’appartenance | Publication

13 mai 2022 Collégial et universitaire

La professeure Michelle Samura décrit trois principes à considérer pour mieux comprendre le sentiment d’appartenance des étudiant·es.

Les travaux de recherche de Michelle Samura (Collège Attalah de l’Université Chapman) portent sur les facteurs qui influencent le sentiment d’appartenance chez les étudiant·es et sur la relation entre l’espace et le développement de l’appartenance dans les milieux éducatifs. Dans un article paru dans La Conversation, elle explique en quoi consiste l’appartenance puis décrit trois principes à considérer pour mieux comprendre l’appartenance des étudiant·es en milieu académique.

Image : Canva

Pourquoi l’appartenance ?

Samura définit l’appartenance comme

le fait de se sentir connecté·e à des personnes et de se soucier des personnes et des organisations où nous travaillons, étudions ou sommes impliqués d’une quelconque façon.

(Samura, 2022, [traduction libre])

Elle fait valoir que des études ont démontré que le sentiment d’appartenance est un des éléments clés de la réussite étudiante. En effet, l’appartenance serait associée au fait de mieux s’adapter psychologiquement et d’augmenter ses chances de réussite, en plus de réduire les risques de décrocher.

Un processus

Plus qu’un sentiment, Samura propose de considérer l’appartenance comme un processus qui fluctue dans le temps, selon les personnes et selon les lieux.

Le sentiment d’appartenance peut se développer différemment pour les étudiant·es selon les endroits qu’ils et elles fréquentent et selon les expériences qu’ils et elles souhaitent vivre. Les étudiant·es peuvent par ailleurs sélectionner les endroits et former des groupes de personnes avec qui ils et elles développeront leur sentiment d’appartenance.

Même si un·e étudiant·e ne se sent pas à sa place au début de son parcours, cela ne signifie pas qu’il ou elle ne le sera pas à l’avenir 

(Samura, 2022, [traduction libre])

L’appartenance demande des efforts délibérés

Samura ajoute que le fait d’être entouré de personnes semblables n’est pas forcément lié à un sentiment d’appartenance plus élevé. Ses travaux de recherche l’ont amenée à constater que les étudiant·es asiatiques américain·es d’une université où ils étaient peu nombreux rapportaient des niveaux d’appartenance plus élevés que celles et ceux de campus où la population asiatique était plus élevée. Elle explique cela par le fait que ces étudiant·es recherchaient activement des espaces et des groupes avec lesquels ils partageaient des intérêts similaires.

Une responsabilité commune

Samura conclut en rappelant que le développement d’un sentiment d’appartenance ne dépend pas que des individus. Les établissements peuvent favoriser l’appartenance et l’inclusion en modifiant leurs structures et leurs systèmes. Elle invite ainsi les collèges et les universités à porter attention à ce que les étudiant·es vivent sur le campus et à considérer l’appartenance comme partie de leur responsabilité.

Références

Samura, M. (2022, 6 mai). 3 ways to make ‘belonging’ more than a buzzword in higher ed. The Conversation.

Chapman University. (s.d.) Faculty profile (Dr. Michelle Samura).

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