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L’orientation des étudiantes vers des filières scientifiques non-traditionnelles

1 juin 2007 Collégial

Cette étude dresse un portrait d’expériences scolaires d’étudiantes dans des filières scientifiques. Le document présente des pistes d’analyse permettant d’éclairer la situation des femmes qui projettent de se diriger vers ces domaines non-traditionnels.

Publié en 2007 par le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), cette recherche intitulée L’orientation des étudiantes vers des filières scientifiques non-traditionnelles présente trois types d’expériences ayant un impact sur les projets initiaux des étudiantes.

La question de la relève en sciences et technologies

Peu de femmes s’investissent dans des programmes Sciences, technologies, génie, mathématiques et sciences informatiques (STGM). L’auteure dresse un portrait exhaustive.

En 2011, selon l’Enquête nationale auprès des ménages, « […] les femmes représentaient 39% des diplômés universitaires de 25 à 34 ans titulaires d’un diplôme dans une discipline des STGM, comparativement à 66% des diplômés des autres programmes. ». (Source)

Trois types d’expériences

Afin d’éclairer les expériences vécues par les étudiantes au collégial, l’équipe de recherche a colligé les expériences des participantes sous trois types d’expériences.

Les expériences confirmatoires

Ces étudiantes aiment le domaine qu’elles ont choisi. Elles s’y sentent à leur place. Ces expériences renforcent leurs projets et leur vocation.

« Estelle se distingue par sa familiarité et son affinité pour le domaine de la physique et des mathématiques […] développés à la suite d’une expérience « atypique » lui faisant découvrir ces domaines ; son expérience scolaire au collégial ne fait qu’approfondir cette affinité. »

Les expériences contradictoires

Certaines expériences négatives, les matières sélectionnées à l’inscription et les relations avec les enseignants amènent certaines étudiantes à remettre leur projet en question.

« On pense par exemple au professeur de chimie de Gloria qui lui dit qu’elle n’est pas à sa place dans ce domaine si elle éprouve des difficultés. Les étudiantes qui vivent des difficultés scolaires tendent également à les interpréter d’une manière semblable et à remettre en question leur présence dans ces domaines. »

Les expériences socialisantes

Finalement, ces expériences permettent notamment aux étudiantes de découvrir de nouveaux domaines d’intérêts. Les auteurs observent l’importance des expériences extrascolaires et parascolaires pour l’élargissement des cadres de référence des étudiantes.

« C’est ainsi qu’Élisabeth se découvre un intérêt pour l’astronomie par le biais de lectures personnelles, un intérêt qu’elle approfondit ensuite dans ses cours de physique. De même, Élisabeth et Ève se familiarisent avec la profession d’ingénieur et le milieu de travail scientifique par leur visite de l’Agence spatiale canadienne. »

 

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