RSS Linkedin Youtube
Ouvrir le menu

Partagez cet article

La collaboration dans tous ses états | Publication

8 juin 2022 Collégial

La collaboration est à l’honneur dans le nouveau numéro de la revue de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC).

Ce numéro de la revue Pédagogie collégiale intitulé « Collaborer ça s’apprend » présente plusieurs initiatives de collaboration déployées dans le réseau collégial. Voici celles qui ont particulièrement retenu l’attention du CAPRES.

Élaborer un parcours interordres

Le professeur en géographie André Ménard et le conseiller pédagogique Sylvain Dubé du Collège de Bois-de-Boulogne présentent la démarche d’élaboration d’un parcours interordres dans leur article « Oser la collaboration interordres : Récit de l’élaboration du Parcours SH-BAC en éducation ».

Alors que l’objectif principal associé aux programmes préuniversitaires est généralement de préparer les étudiant·es pour la poursuite de leurs études universitaires, les auteurs relèvent que plusieurs étudiant·es fréquentent le cégep en ayant un objectif d’études clair et que l’élaboration de programme interordres a le potentiel d’enrichir leur expérience d’études.

Le Parcours SH-BAC en éducation offert au Collège de Bois-de-Boulogne, propose un programme de sciences humaines qui inclut des cours en lien avec le programme de baccalauréat en éducation. Ce programme permet ainsi aux étudiant·es : 

« d’explorer les fondements humains, philosophiques et sociohistoriques propres à l’éducation et à la profession enseignante au Québec. Ainsi il leur permet d’être mieux préparés si leur vocation se confirme […] »

(Ménard et Dubé, 2022, p.54)

Les phases de préparation, d’élaboration, de promotion et d’implantation d’un tel programme, de même que les avantages qu’il procure aux étudiants et étudiantes sont décrits dans l’article.

Image : Canva

Soutenir le développement professionnel grâce au mentorat

Andrew Burton, Hugo Hamel-Perron et Alison Crump, respectivement professeur d’anglais, professeur d’histoire et doyenne associée aux programmes, présentent le programme de mentorat par les pairs du Collège Marianopolis dans leur article intitulé « Le mentorat par les pairs pour se développer professionnellement ». Mis en place en 2018, ce programme a permis d’accompagner plus de trente professeur·es dans leur intégration et leur développement professionnel.

Désirant disséminer ce programme vers d’autres collèges, Burton, Hamel-Perron et Crump décrivent les différentes caractéristiques du programme, ses facteurs de succès et les bénéfices qui y sont associés. Un accès vers un dossier partagé sur Google Drive est également offert pour les personnes souhaitant s’inspirer de la documentation (en anglais) produite dans le cadre de ce programme.

L’enseignement collaboratif au bénéfice de l’interdisciplinarité

Dans son article « Trois têtes valent mieux qu’une : Enseignement collaboratif dans un cours de science interdisciplinaire », Justine Bell, enseignante de biologie et d’histoire des sciences au Collège Champlain Saint-Lambert présente la structure d’un cours d’introduction à la criminalistique qui mobilise des professeur·es de biologie, chimie et physique.

L’autrice décrit la structure du cours qui repose sur la division des étudiant·es en trois sections dont chaque professeur·e est responsable tandis que la rotation des sections d’étudiant·es permet à chaque professeur·e d’enseigner les contenus de sa discipline. Justine Bell fait valoir que ce modèle de cours interdisciplinaire en rotation pourrait être facilement être transposé à différentes disciplines et décrit quelques pistes susceptibles de favoriser un enseignement collaboratif de qualité.

Une politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages qui mobilise

Du côté du Cégep régional de Lanaudière, l’enseignante Valérie Thomas, la conseillère pédagogique Maxime Rondeau et le directeur adjoint des études Charles Brochu-Blain, proposent un retour d’expérience dans leur article « Réécrire une PIEA à 200 mains : Récit d’une démarche collaborative ».

Partant de l’hypothèse que la faible application de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages (PIEA) était attribuable au fait qu’elle ne répondait pas aux besoins de la communauté du Cégep régional de Lanaudière, les auteur·trices ont fait le pari de l’impliquer dans le processus de révision et de réécriture qui s’est déroulé en 2020 et 2021. Leur article décrit les étapes d’évaluation, de réécriture et de mise en œuvre qui ont structuré leur démarche collaborative qui a mobilisé au moins une centaine de personnes.

« Bien qu’elle ait exigé du temps et des ressources, notre démarche collaborative nous a permis de réécrire, en moins de deux ans, une PIEA qui émane du milieu et qui tient compte des préoccupations des différents intervenants du collège. »

(Thomas, Rondeau et Brochu-Blain, 2022, p.51)

Références :

Burton, A., Hamel-Perron, H. et Crump, A. (2022). Le mentorat par les pairs pour se développer professionnellement. Pédagogie collégiale, 35(4). 7-14

Bell, J. (2022). Trois têtes valent mieux qu’une : enseignement collaboratif dans un cours de science interdisciplinaire. Pédagogie collégiale, 35(4). 15-23

Ménard, A. et Dubé, S. (2022). Oser la collaboration interordres : Récit de l’élaboration du Parcours SH-BAC en éducation. Pédagogie collégiale, 35(4). 53-63

Thomas, V., Rondeau, M. et Brochu-Blain, C. (2022). Réécrire une PIEA à 200 mains : Récit d’une démarche collaborative. Pédagogie collégiale, 35(4). 45-52

Mots-clés: - -

© 2022 CAPRES all rights reserved / tous droits réservés