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De l’université à la vie active

4 février 2015 Universitaire

L’Institut français de l’Éducation (IFE) a publié un dossier en mars 2014 sur l’émergence du concept de professionnalisation dans l’enseignement supérieur et les conséquences au niveau de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, et ce, surtout le contexte français.

Parmi les 9 dossiers de veille de l’IFE publiés en 2014, le dossier De l’université à la vie active a attiré notre attention. Voici quelques faits saillants tirés des 32 pages du dossier.

Dans le dossier, la notion de professionnalisation s’applique aux acteurs sociaux dans le processus de constitution de leur profession, mais aussi aux formations elles-mêmes, ce qui conduit en général à des prises en compte de certains savoirs et compétences dans les curriculums, ainsi qu’aux organisations, qui souhaitent développer « la flexibilité des personnes au travail et, au final, leur plus grande efficacité » (Wittorski, 2012).

La première section porte sur La professionnalisation dans l’enseignement supérieur contextes européen et national (page 2) soulignant que l’enseignement supérieur, notamment l’université, « voit sa place changer à l’intérieur de la société car, de société savante détentrice du savoir, il a maintenant pour mission sociétale d’élever le niveau de formation et de donner aux étudiants les moyens d’obtenir un emploi ».

Sur la notion de professionnalisation, l’article mentionne que « les formations préparant à une profession reconnue en tant que telle ont existé depuis la création des universités, comme pour les médecins ou les enseignants, ainsi que dans le domaine du droit (Lessard & Bourdoncle, 2002). Mais récemment, avec la massification et le besoin d’offrir à tous un diplôme reconnu dans le monde du travail, de nombreuses formations (y compris des formations plus généralistes) introduisent une dimension professionnalisante dans leur cursus » ajoutant « On observe bien un paradoxe entre la volonté de la part des milieux professionnels de rendre plus formel l’accès à une profession et le reproche de dévalorisation des savoirs académiques fait aux filières professionnelles, notamment à l’université ».

Puis, dans la section sur la volonté politique et professionnalisation: focus sur la licence professionnelle, on relate comment, au fil des années,  l’enseignement supérieur s’est approprié la notion de professionnalisation.

La deuxième section, intitulée Comment professionnaliser les formations de l’enseignement supérieur? (page 11), aborde la question du référentiel de compétences professionnelles. Les compétences professionnelles de chaque organisation professionnelle, celle des établissements d’enseignement supérieur. Il effleure aussi le sujet des compétences transverses (ou transversales), puis aborde la place des méthodes actives en pédagogie, notamment la résolution de problèmes, indiquant que « l’implication des étudiants dans leur apprentissage peut être renforcée par une famille de méthodes pédagogiques, les méthodes actives ». L’éducation à l’entrepreneuriat est mentionné comme un incontournable aujourd’hui dans l’ensemble des systèmes éducatifs et universitaires.

La troisième section vise à répondre à la question Comment préparer chaque étudiant au monde du travail ? (page 18). Depuis 2007 en France, la création d’un bureau d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants est obligatoire dans les universités. Beaucoup d’efforts semblent être consacrés aux dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle des diplômés universitaires, que ce soit des actions ponctuelles aux portfolios, tout comme le stage, la forme la plus répandue de professionnalisation pour l’enseignement supérieur français, qui semble un incontournable pour trouver un emploi après ces études en France.

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