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Les étudiants les plus talentueux ne travaillent pas aussi fort que les autres apprenants

5 juillet 2017 Universitaire

Une étude allemande indique que les étudiants ayant les plus grandes capacités sont ceux qui investissent le moins d’effort dans leurs cours.

C’est dans un article du Times Higher Education (THE) que nous en apprenons plus sur cette recherche menée par Adrian Chadi, co-auteur de l’étude et chercheur à l’Institute for Labour Law and Industrial Relations in the European Union de l’Université Trier.

L’enquête et ses résultats

Les résultats découlent d’une enquête conduite auprès de 4 400 étudiants allemands de première année universitaire, lesquels ont été évalués concernant leurs capacités en mathématique et en lecture en plus d’être questionnés sur le niveau d’effort qu’il fournissait et le temps qu’ils accordaient à leurs études. Il s’avère que les étudiants ayant obtenu les meilleurs résultats ont été ceux ayant rapporté le plus faible effort et le moins de temps investi.

Pour Adrian Chadi, cela peut en partie s’expliquer par le fait que de nombreux examens sont basés sur la mémorisation de réponses, ce qui serait peu motivant pour les étudiants désirant réellement apprendre quelque chose.

Une autre explication mise de l’avant est le gonflage des notes qui aurait rendu moins remarquables les meilleurs résultats (surtout aux yeux des employeurs potentiels). Du coup, il devient moins désirable d’obtenir ces hautes notes puisqu’elles ne procurent aucun avantage distinctif. Certains étudiants travailleraient donc de façon à obtenir la note de passage, sans plus. Le temps ainsi économisé serait réinvesti sur des activités profitant davantage à leur curriculum vitae ou à leur carrière. Il y a bien sûr, selon le chercheur, des cas où certains étudiants ont plutôt décidé de profiter davantage de la vie étudiante (temps libres).

Embêtant pour les gouvernements

Le chercheur rapporte que cette situation ne va pas sans indisposer certains gouvernements qui financent dans une large proportion le coût d’accès à l’université, comme c’est le cas en Allemagne et en Italie, par exemple. Dans ces deux pays, on s’interroge déjà sur le temps jugé excessif que prennent certains étudiants pour compléter leur diplôme.

Pour Chadi, les universités devraient dans un premier temps travailler à rendre leurs examens plus exigeants et à s’éloigner des examens où la mémorisation prime.

Il conclut que pour être certains que ces résultats s’appliquent ailleurs qu’en Allemagne, d’autres études du genre devraient être menées.

 

Pour accéder directement à l’article du Times of Higher Education.

 

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