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Le programme intensif de francisation universitaire de l’Université de Montréal | Pratique inspirante

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Pour citer ce dossier : CAPRES (2021). Amélioration et valorisation du français en enseignement supérieur. En ligne : http://www.capres.ca/dossiers/francais

Un niveau insuffisant de français peut constituer un obstacle pour certaines populations étudiantes internationales qui souhaitent fréquenter un établissement d’enseignement supérieur au Québec (CAPRES, 2019; Immigrant Québec, 2021).

Pour répondre à ce besoin de francisation des personnes non francophones, l’Université de Montréal a élaboré un programme intensif de « francisation sur objectifs universitaires » d’une durée de 4 mois (environ 30 heures par semaine), offert entièrement en ligne.

Pour y être admissibles, leur maitrise du français doit être « suffisante », c’est-à-dire qu’elle se situe au niveau 6 de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français des personnes immigrantes adultes, ou au niveau B1 du Cadre européen commun de référence pour les langues[1]. Cette session particulière vise l’obtention du niveau intermédiaire-avancé de français requis (niveau B2 ou niveau 8, voir l’explication des niveaux plus loin dans cette fiche) avant l’entrée dans un programme régulier (Université de Montréal, 2021a).


Image : Université de Montréal, 2021b

Une approche novatrice dans l’apprentissage du français

Ce programme se distingue principalement des autres programmes de francisation offerts dans les établissements universitaires par l’approche d’enseignement/apprentissage proposée par l’Université de Montréal pour les formations « sur objectifs universitaires », son contenu ciblé et contextualisé, ainsi que l’accompagnement personnalisé offert tout au long du cheminement. L’enseignement actif et intégré des compétences permet non seulement le développement des compétences orales et écrites, que les étudiant·es doivent mobiliser dans un contexte universitaire et dans leurs interactions quotidiennes sur le campus et le milieu de vie francophone, mais également l’appropriation de la terminologie du domaine d’études en français et des méthodes de travail universitaire en vigueur en Amérique du Nord.

Des mises en situation réalistes et des projets concrets leur permettent de se familiariser avec la communauté universitaire, son fonctionnement et ses exigences (Université de Montréal, 2021a). Cette incursion dans le métier d’étudiant·e permet l’acquisition d’outils pour mieux préparer l’entrée dans le monde universitaire (voir la fiche Le métier d’étudiant·e, de quoi parle-t-on ? dans CAPRES, 2020).

Vidéo : chaîne YouTube de l’Université de Montréal – Futur étudiant, 2021

Pour ce faire, des méthodes d’enseignement sont privilégiées, comme la reproduction en petits groupes de situations de défis de communication en français que les étudiant·es peuvent rencontrer à l’Université. Les activités pédagogiques sont axées sur l’interactivité entre les étudiant·es, en vue d’apprendre àstructurer leur pensée et leurs phrases en français, de recourir à un vocabulaire juste, varié, précis et riche,d’avoir uneconversation fluide et derespecter les règles d’orthographe et de grammaire (Université de Montréal, 2021b).

Cette immersion culturelle en français, réalisée dans des cours en visioconférence rassemblant une dizaine d’étudiant·es de diverses origines, se compose de cinq modules :

En plus de cheminer en petits groupes, l’étudiant·e bénéficie d’un accompagnement personnalisé qui permet d’évaluer ses difficultés et d’y remédier rapidement (Immigrant Québec, 2021).

Au terme du programme, l’étudiant·e devrait avoir atteint le niveau 8 de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français des personnes immigrantes adultes (le niveau intermédiaire-avancé), soit le niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues. À ce niveau, l’étudiant·e doit pouvoir :

  • « comprendre les conversations ou des présentations informelles sur des thèmes concrets ou sur certains sujets d’intérêt général, dans des situations partiellement prévisibles, et communiquer de façon autonome;
  • transmettre ses idées de façon claire et rédiger des textes formels qui respectent les exigences de base de différents milieux (scolaires ou professionnels), et comprendre des textes d’intérêt général de plusieurs pages comportant des idées implicites, des ambiguïtés ou des abstractions » (Université de Montréal, 2021a).

En somme, le programme intensif de francisation universitaire de l’Université de Montréal permet aux étudiant·es de développer des compétences pour écouter, lire, converser et écrire en français, tout en se familiarisant avec le fonctionnement, les exigences universitaires et le métier d’étudiant·e en français en Amérique du Nord.


[1] L’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français des personnes immigrantes adultes possède douze niveaux de compétence en langues étrangères répartis en trois stades : débutant (niveaux 1 à 4), intermédiaire (niveaux 5 à 8) et avancé (niveaux 9 à 12). Le Cadre européen commun de référence pour les langues en possède six, de A1 (élémentaire) à C2 (expérimenté).


Pour aller plus loin – Sites web, outils, articles et références du dossier

Cette page est une section du dossier CAPRES « Amélioration et valorisation du français en enseignement supérieur »

Pour citer ce dossier : CAPRES (2021). Amélioration et valorisation du français en enseignement supérieur. En ligne : http://www.capres.ca/dossiers/francais


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