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Anxiété et examen | Outil

22 septembre 2021 Collégial et universitaire

Le Centre d’innovation en santé mentale sur les campus (CISMC) a produit un outil intitulé « Comment aider les étudiant·es souffrant d’anxiété liée aux examens : un guide pour le personnel enseignant ». Le CISMC travaille de pair avec les collèges et les universités de l’Ontario, mais ce guide intéressera le lectorat du CAPRES.

Une dimension importante du rôle de l’enseignant·e est celle de mentor·e inspirant aux étudiant·es le goût du dépassement de soi. Cela dit, l’invitation à atteindre l’excellence peut parfois mener à de l’anxiété chez les étudiant·es. Le stress va de pair avec les examens pour plusieurs, il ferait même partie d’un cheminement sain. À ce titre, les auteur·trices le confirment, loin de devoir l’enrayer, il faudrait apprendre aux étudiant·es à le gérer. Considérant que les études se déroulent sur plusieurs années, les professeur·es devraient guider leur groupe dans la compréhension du sentiment d’anxiété associé aux évaluations (CISMC, 2021. Comment aider les étudiant·es souffrant d’anxiété liée aux examens : un guide pour le personnel enseignant, p. 1). À ce sujet, voir la fiche Notion clé « Qu’est-ce que l’anxiété de performance ? » du dossier sur la santé mentale des étudiant·es du CAPRES.

Le stress et l’anxiété

Alors que le stress dépend d’une cause externe et qu’il disparait lorsque le stimulus cesse; l’anxiété appartient, en un sens, à l’étudiant·e, dans la mesure où « l’anxiété est la réaction au stress propre à un individu » (CISMC, 2021. Comment aider les étudiant·es souffrant d’anxiété liée aux examens, p. 1). Le sentiment d’anxiété dure, et ce, malgré l’absence de menaces réelles, alors que le stress est souvent une réaction ponctuelle ou éphémère.

Les manifestations et l’intensité de l’anxiété varient donc d’un·e étudiant·e à l’autre, mais les concepteur·trices de l’outil identifient des facteurs pouvant mener à de l’anxiété lors d’un examen :  

« • Un comportement appris;

• Un enseignant ou une enseignante qui ridiculise les personnes;

• Associer les bons résultats avec sa valeur personnelle;

• Suivre un cours d’un niveau supérieur à sa compétence actuelle;

• Sentiment de perte de contrôle;

• La peur du rejet par la famille et les amis en cas de mauvais résultats scolaires;

• Les examens minutés et la peur de n’avoir pas le temps de terminer, même si on est capable de répondre à toutes les questions. »

Ibid., p. 2.

Connaissez-vous les symptômes de l’anxiété?

Pistes d’action pour les professeur·es afin de diminuer l’anxiété étudiante liée aux examens

Image : Canva
  1. Établir une culture de classe favorable en valorisant les efforts plus que la performance des étudiant·es et en évitant les comparaisons entre leurs performances;
  2. Être disponible, devenir des « allié·es » des étudiant·es, et faire preuve de vigilance à l’égard des symptômes d’anxiété pouvant survenir;
  3. Faire preuve d’empathie dans la conception du cours. Par exemple, rédiger un plan de cours clair, sans ambigüité;
  4. Utiliser des stratégies pédagogiques et d’apprentissage qui facilitent l’acquisition efficace des connaissances par les étudiant·es. Par exemple, utiliser ponctuellement des jeux-questionnaires qui permettent aux étudiant·es de mesurer la progression de leurs apprentissages;
  5. Proposer une évaluation équilibrée afin de mobiliser l’engagement des étudiant·es tout au long du cours. Par exemple, favoriser les évaluations hebdomadaires plutôt que trimestrielles pour diminuer l’anxiété des étudiant·es;
  6. Concevoir des examens inspirant la confiance aux étudiant·es et donc susceptibles de diminuer leur anxiété. Par exemple, privilégier un examen qui propose une progression dans le degré de difficulté des questions ou insérer des questions ludiques ou faciles. En somme : détendre l’atmosphère;
  7. Instaurer une routine avant chaque examen. Par exemple, proposer une routine de révision de la matière importante en groupe, en plus des périodes consacrées à la révision individuelle;
  8. Partager des techniques de relaxation : respiration profonde, étirements, visualisation positive;
  9. Valoriser de saines habitudes de vie et de sommeil pour bien gérer l’anxiété lors des examens;
  10. Faciliter les accommodements au regard des modes d’apprentissage et des évaluations, et ce, en fonction des différents types d’étudiant·es : faire preuve de flexibilité et d’adaptabilité;
  11. Respecter la limite de ses compétences au regard de la santé mentale des étudiant·es. Les étudiant·es paralysé·es par une forte anxiété devraient être invité·es à consulter les ressources d’aide de leur établissement d’enseignement (ibid., p. 4 et 5).

Source : CISMC (2021). Comment aider les étudiant·es souffrant d’anxiété liée aux examens : un guide pour le personnel enseignant. 5 p.

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