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Nouvelle parution | L’envers du décor : Massification de l’enseignement supérieur et justice sociale

30 juin 2017 Universitaire

Les Presses de l’Université du Québec viennent de faire paraître un nouvel ouvrage dans la collection Enseignement supérieur. Il s’agit de l’ouvrage intitulé « L’envers du décor : massification de l’enseignement supérieur et justice sociale », sous la direction de Pierre Canisius Kamanzi, Gaële Goastellec et France Picard.

L’ouvrage publié au 2e trimestre de 2017 traite non seulement de la croissance de l’enseignement supérieur dans la seconde moitié du XXe siècle, mais surtout de la persistance de certaines inégalités (lesquelles ne changent que dans leur articulation) malgré les importants progrès de fréquentation connus. Ainsi, écrit Claude Lessard dans sa préface, « les auteurs [de l’ouvrage] ne confondent pas massification de l’enseignement supérieur et véritable démocratisation ». On note chez ces derniers une volonté de dépasser les explications habituelles et de faire paraître toute la complexité qui marque ce phénomène.

Trois grands segments

L’ouvrage se découpe en trois grands segments soit les politiques publiques et l’organisation du marché scolaire, la structure de l’enseignement supérieur, les dispositifs d’orientation et de parcours scolaires et enfin les caractéristiques de la différenciation des parcours scolaires.

Les politiques publiques et l’organisation du marché scolaire

Ce segment est constitué de deux textes, ceux de Nicolas Charles qui porte sur l’interprétation variable du principe de méritocratie et de Pierre Doray qui traite des articulations entre les politiques universitaires et les politiques étatiques, au Québec.

La structure de l’enseignement supérieur, les dispositifs d’orientation et de parcours scolaires

La deuxième section regroupe quant à elle trois textes. Il y a d’abord celui de Pierre Canisius Kamansi et Christian Maroy qui s’attardent sur l’impact de la stratification des établissements secondaires sur les chances d’accès à l’enseignement supérieur. Il est suivi du texte « La justice sociale, le choix scolaire et l’accès à l’enseignement supérieur : une comparaison des systèmes éducatifs français et suisse », par Noémie Olympio. Le texte de Jake Murdoch, Christine Guégnard, Christian Imdorf et Maarten Koomen porte, pour sa part, sur les parcours scolaires vers l’enseignement postsecondaire au prisme de la mobilité sociale et du genre en France et en Suisse.

Les caractéristiques de la différenciation des parcours scolaires

Cette dernière partie comporte deux chapitres. Il y a d’abord celui d’Amélie Groleau, intitulé « Les parcours hésitants dans le système d’enseignement supérieur québécois », puis celui de Jean-Luc Ratel et Annie Pilote qui a pour titre « Les parcours universitaires et l’identité des autochtones des Premières Nations du Québec.

Il s’agit ainsi d’un portrait qui fait ressortir toute la nuance de l’évolution qu’a connue l’enseignement supérieur, sans nier les progrès relatifs à la diversification des populations étudiantes et des modalités d’études (temps partiel, horaire de jour, de soir, de week-end, sessions multiples, retour aux études, etc.). De plus, le système d’éducation tient aujourd’hui compte des divers besoins qui sont évoqués. Il investit aussi dans la formation continue. Pourtant, ce système a encore du chemin à faire sur le plan de l’égalité et de la démocratisation, comme nous le fait réaliser cet ouvrage.

 

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