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Genre, diversité sexuelle et santé mentale | Résultats

21 octobre 2019 Collégial et universitaire

Une étude américaine montre que les étudiants transgenres sont souvent aux prises avec des problèmes de santé mentale, ce qui nécessite davantage de soutien sur les campus.

Dans un récent article paru dans Inside Higher Ed, Jeremy Bauer-Wolf fait état des résultats de The Healthy Minds Study, une enquête en ligne sur la santé mentale des étudiants d’établissements d’enseignement supérieur aux États-Unis. La version la plus récente de l’étude présente les réponses de plus de 65 000 étudiants inscrits dans 71 établissements américains entre 2015 et 2017.

Environ 1200 étudiants de l’enquête ont déclaré qu’ils avaient une autre identité sexuelle, ce qui signifie qu’ils ne s’identifient pas avec le sexe qui correspond à leur sexe de naissance. Ils font donc partie d’une minorité sexuelle.

Principaux résultats

  • Près de 80 % des étudiants appartenant à une minorité sexuelle ont déclaré avoir au moins un problème de santé mentale, comparativement à 45 % de leurs pairs cisgenres (dont le sexe correspond à leur sexe de naissance assigné);
  • Plus de la moitié (58 %) des étudiants issus de minorités sexuelles ont déjà reçu un diagnostic de dépression; 53 % d’entre eux ont déclaré s’être blessés intentionnellement d’une manière qui n’était pas suicidaire (auto-mutilation);
  • Selon l’étude, 3 % des étudiants issus de minorités sexuelles ont fait une tentative de suicide, contre moins de 1 % des étudiants cisgenres. Plus d’un tiers des étudiants issus de minorités sexuelles ont déclaré qu’ils avaient sérieusement envisagé de se suicider.
Image : Pixabay

Davantage d’informations et de services

Selon l’article de Bauer-Wolf, les enseignants et les membres du personnel devraient recevoir une formation sur les minorités de genre.

Des politiques institutionnelles pourraient également profiter aux étudiants issus de minorités sexuelles et améliorer leur état mental. À titre d’exemple, les modifications apportées aux règles de changement de nom, grâce auxquelles les étudiants peuvent modifier leur nom dans les dossiers des établissements sans avoir à le faire légalement, sont une bonne pratique.

Les campus inclusifs doivent également permettre aux étudiants issus des minorités sexuelles d’être reconnus dans les résidences et les équipes sportives.

Enfin, les campus ne devraient pas seulement accommoder ces étudiants, mais leur permettent de s’épanouir.

Lire l’article sur Inside Higher Ed

Consulter l’enquête The Healthy Minds Study

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