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Diversité sexuelle et de genre : comment améliorer l’environnement pédagogique ? | Publication

2 décembre 2020 Collégial et universitaire

Dominique Dubuc, enseignante de biologie au Cégep de Sherbrooke et militante pour les droits des personnes des minorités sexuelles et de genre (LGBTQ+), propose un ensemble de références pour susciter la réflexion sur l’inclusion des personnes LGBTQ+ en enseignement supérieur.

Dans cet article, paru dans le Bulletin de la documentation collégiale (octobre 2020) du Centre de documentation collégial (CDC), l’enseignante s’interroge sur les manières d’améliorer l’environnement pédagogique des personnes des minorités sexuelles et de genre (LGBTQ+) qui fréquentent les établissements collégiaux et universitaires.

Selon elle, leur inclusion nécessite, d’une part, que l’ensemble du personnel et de la communauté étudiante possède un minimum de connaissances communes et, d’autre part, que de bonnes pratiques institutionnelles soient mises en place.

En effet, l’intégration de concepts et de connaissances qui sont en lien avec la diversité sexuelle et de genre est plutôt lacunaire actuellement dans les curriculums des programmes collégiaux et universitaires. Selon Dubuc, ces manques ne sont pas sans conséquence sur l’accès aux services pour les personnes LGBTQ+.

Débusquer les biais dans l’enseignement

L’enseignante présente d’abord le contexte mondial du mouvement d’affirmation et de revendication des droits des minorités sexuelles et de genre, dans lequel les politiques québécoises s’inscrivent.

Elle propose ensuite des ressources, des guides et des rapports portant sur la diversité sexuelle et de genre et sur l’hétérocisnormativité (par exemple, la binarité homme-femme) en vue de débusquer les biais.

La lecture des références proposées la conduit à certains constats :

  • les personnes qui dérogent aux stéréotypes de genre en général, et les personnes des minorités sexuelles et de genre en particulier, vivent encore de la discrimination, de l’intimidation, du rejet, de la violence verbale et physique dans la société en général;
  • cette discrimination a des conséquences souvent graves, notamment sur le parcours éducatif de ces personnes;
  • les effets de ces discriminations sont exacerbés en cas de recours à des services professionnels dans des moments de plus grande vulnérabilité, par exemple lors d’interactions avec le corps policier, le personnel médical ou autres intervenant·e·s des services sociaux.

Or, et c’est ici que l’enseignante veut souligner l’importance du rôle des cégeps, la formation de ces intervenant·e·s s’effectue dans les programmes collégiaux. Outre les initiatives institutionnelles générales (ex. : comité LBGTQ+, affiches inclusives, accès à des toilettes non genrées, etc.), il existe un manque d’intégration dans les contenus enseignés.

Ces contenus seraient pourtant essentiels pour développer :

  • les compétences professionnelles visées par les différents programmes;
  • les compétences humaines et citoyennes requises pour favoriser une société incluant davantage la diversité liée au sexe, au genre et à l’orientation sexuelle.

Enfin, Dominique Dubuc présente une recension des bonnes pratiques institutionnelles et des lignes directrices en vue de rendre les milieux éducatifs plus accueillants et aidants pour les personnes des minorités sexuelles et de genre qui les fréquentent. Des organismes offrant des formations sont également identifiés.

Consulter l’article du Bulletin de la documentation collégiale

Consulter le dossier CAPRES sur la diversité sexuelle et de genre en enseignement supérieur

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