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Étudiants-parents : une première politique | Nouvelle

4 septembre 2019 Collégial et universitaire

Alors que les étudiants-parents constituent près de 25 % de la population étudiante québécoise, selon l’Enquête ICOPE 2016 du Réseau de l’Université du Québec, une première politique les concernant entre en vigueur cet automne à l’Université Laval.

Cette nouvelle politique, fruit d’un travail persistant de plusieurs années de l’Association des parents-étudiants de l’Université Laval (APÉtUL), est élaborée par la Direction des services aux étudiants. Dans un récent article paru dans Affaires universitaires, la journaliste Catherine Couturier précise qu’un comité-conseil sera mis en place, en vue de faire des recommandations à la direction de l’Université.

L’enjeu du temps complet

La politique vise à accorder un statut « temps plein » à un parent d’un enfant ou d’enfants de moins de 13 ans qui étudie à temps partiel, dans le but de lui permettre d’avoir accès à moindre coût au transport en commun, à des locaux d’études, aux activités sportives, aux loisirs et à plusieurs activités et services. Le principe lié à cette mesure est que l’étudiant-parent est déjà occupé à temps plein avec une charge parentale.

Image : Pixabay

Dès le début de la grossesse

De plus, alors que l’Aide financière aux études stipule qu’une étudiante doit être à sa 20e semaine de grossesse pour avoir droit à certains avantages, cette politique s’appliquera dès le début de la grossesse. De fait, des coûts sont engagés dès le premier trimestre d’une grossesse, par exemple en ce qui concerne l’achat d’aliments sains et frais.

S’alignant à ce qui est déjà en vigueur sur le marché du travail, la politique permettra aux étudiants-parents de s’absenter du campus de trois sessions à deux ans, et ce, sans compléter de nouvelle demande d’admission. Enfin, la politique officialise des pratiques d’accommodements qui existaient déjà de manière inégale (reprise d’examen pour un enfant malade, par exemple).

Une avancée historique

Cette politique améliorera ainsi de manière générale les conditions de vie des parents qui sont aux études dans la mesure où leurs besoins et les obstacles rencontrés seront pris en compte pendant leur parcours universitaire.

Cette première politique de conciliation famille-études au Canada constitue, selon la présidente de l’APÉtUL, Ndeye Dieynaba Ndiaye, une avancée historique (Journal Le Fil, 17 mai 2019). Reste à voir si cette initiative fera des petits ailleurs au Québec.

Consulter la Politique relative aux étudiantes et aux étudiants parents de l’Université Laval

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