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Diversité ethnoculturelle dans l’enseignement postsecondaire au Canada | Publication

6 janvier 2021 Collégial et universitaire

Le plus récent numéro de la Revue des sciences de l’éducation traite de l’expérience d’étudiant⋅e⋅s immigrant⋅e⋅s ou issu⋅e⋅s de l’immigration et d’étudiant⋅e⋅s internationaux, sous l’angle de la persévérance dans les études. Survol des articles qui sont tous disponibles en libre accès sur la plateforme Érudit.

Les directrices du numéro Fasal Kanouté (Université de Montréal) et Gina Lafortune (Université du Québec à Montréal – UQAM) présentent d’abord dans l’introduction les différentes contributions de ce numéro. Les articles qui le composent sont des analyses d’expériences des acteurs⋅trice qui mettent l’accent sur les processus d’acculturation et les mécanismes d’exclusion (préjugés, racisme, discrimination), ainsi que sur les théories à visées émancipatrices (antiracisme, équité, interculturalisme, etc.).

Les deux rédactrices invitées souhaitent que les différents angles de réflexion offrent des pistes d’amélioration ou de transformation des pratiques de formation et de gestion dans l’enseignement postsecondaire, pour mieux tenir compte de la diversité ethnoculturelle.

Dans leur article Défis de réussite et enjeux de prise en compte de la diversité au collégial, Gina Lafortune, Marie-Ritchie Prosper et Keslie Datus (UQAM) présentent une recherche qui a documenté l’expérience collégiale d’étudiant⋅e⋅s d’origine haïtienne à Montréal, afin d’identifier les facteurs qui influencent leur persévérance et leur réussite aux études. Les résultats montrent que les défis d’adaptation aux études collégiales sont accentués chez les étudiant⋅e⋅s d’origine haïtienne en raison de l’histoire migratoire familiale, des conditions de vie et de la condition de minoritaire.

L’équipe d’ÉCOBES met en lumière dans Intégration et réussite scolaire des étudiants internationaux dans une région à faible densité ethnoculturelle les défis de l’intégration et de la réussite des étudiant⋅e⋅s internationaux au sein des cégeps du Saguenay–Lac-Saint-Jean, une région à faible densité ethnoculturelle. Nadège Bikie Bi Nguema, Benjamin Gallais, Marco Gaudreault, Nadine Arbour et Nathalie Murray mettent de l’avant l’importance du rôle des enseignant·e·s, des cégeps et de la communauté collégiale et civile dans l’intégration et la réussite scolaire des étudiant·e·s internationaux.

Dans Parcours postsecondaires et professionnels et rapports de pouvoir au Québec, Fahimeh Darchinian et Fasal Kanouté (Université de Montréal) discutent du sens qu’attribuent de jeunes adultes issu·e·s de l’immigration à leurs parcours d’orientation postsecondaire et professionnelle. Les résultats sont présentés sous la forme d’une typologie des parcours d’orientation, qui sont influencés par les rapports de pouvoir égaux/inégaux perçus, par le sentiment d’exclusion/inclusion, ainsi que par la relation subjective avec leur parcours.

Fasal Kanouté, Fahimeh Darchinian, Rajae Guennouni Hassani, Yamina Bouchamma, Sarah Mainich et Gwendoline Norbert s’intéressent à la persévérance aux études ainsi qu’au processus général d’acculturation d’étudiant·e·s résident·e·s permanent·e·s inscrit·e·s dans six établissements d’enseignement supérieur au Québec.

Leur article met à jour des défis relatifs à l’insertion professionnelle, l’intégration sociale, la conciliation famille-études-travail, le décodage de la culture et des pratiques universitaires, ainsi que la perception de pratiques discriminatoires. Des pistes d’action sont présentées, interpelant la société en général, les établissements d’enseignement supérieur et la proactivité des étudiant·e·s.

Dans son article L’expérience des étudiant⋅e⋅s d’origine immigrante en formation en enseignement dans une université en milieu francophone minoritaire, Marianne Jacquet (Université de l’Alberta) met  en évidence, d’une part, le décalage entre les politiques inclusives et les expériences rapportées et, d’autre part, les discours parallèles sur l’expérience de formation en enseignement d’étudiant⋅e⋅s des minorités visibles en Alberta.

Enfin, dans Leadeurship dans l’enseignement supérieur au Canada : les expériences des leadeur⋅se⋅s noir⋅e⋅s d’origine africaine, Mamadou Ka (Université de Saint-Boniface) et Marianne Jacquet (Université de l’Alberta) documentent l’expérience de leadeurship des minorités visibles dans l’enseignement supérieur canadien, en prenant l’exemple spécifique des Africain⋅es noir⋅e⋅s, pour questionner l’ouverture à la diversité linguistique, ethnique et culturelle de l’enseignement postsecondaire canadien.

Consulter : Diversité ethnoculturelle dans l’enseignement postsecondaire au Canada : expériences d’acteur⋅rice⋅s et pratiques institutionnelles. Sous la direction de F. Kanouté et G. Lafortune (2020). Revue des sciences de l’éducation46 (2), 234 p.

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