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Reconnaissance territoriale et sécurisation culturelle des étudiant·es autochtones | Outil

7 juillet 2021 Universitaire

Un nouvel outil intitulé « La reconnaissance territoriale en contexte universitaire québécois » s’adresse à toute personne qui désire s’engager sur la voie du dialogue et de la réconciliation avec les peuples autochtones.

Fruit des travaux du groupe de travail sur les réalités autochtones du Réseau interuniversitaire québécois en équité, diversité et inclusion (RIQEDI), le feuillet permettra, par ailleurs, aux professionnel·les de l’enseignement de se sensibiliser à un des enjeux cruciaux pour les étudiant·es autochtones, soit leur territoire, pilier de leur identité (Feuillet, p. 5).

« La délimitation des territoires qui découle de l’interprétation coloniale, soit celle fondée sur les concepts d’État-nation et de propriétés privées, est différente de celle pratiquée par les Autochtones, qui est caractérisée par des systèmes d’interaction sociale et par un entrelacement de terres partagées entre les différentes communautés. »

Feuillet, p. 6
Œuvre picturale d’Eruoma Awashish, artiste Atikamekw Nehirowisiw d’Opitciwan, tirée du feuillet sur « La reconnaissance territoriale en contexte universitaire québécois ».

Missions

Les principales missions du groupe de travail sur les réalités autochtones du RIQEDI sont :

1. « de rétablir les faits historiques concernant les autochtones au moyen d’actions et d’outils de sensibilisation et d’éducation; 

2. de développer des liens et des collaborations avec des contributeur·trices autochtones afin de travailler à rétablir un équilibre relationnel avec les peuples autochtones; 

3. de sensibiliser la communauté universitaire aux réalités autochtones; 

4. de valoriser et favoriser l’autochtonisation des milieux d’enseignement post-secondaires dans une perspective de décolonisation. »

Site web de RIQEDI

Des pratiques de sécurisation culturelle

Ce premier outil du groupe de travail vise notamment à informer le milieu universitaire sur les enjeux propres à une déclaration de reconnaissance des territoires autochtones; un geste essentiel à la réconciliation et au développement du sentiment d’inclusion, voire d’appartenance à leurs établissements, des étudiant·es autochtones.

À cet effet, la sécurisation culturelle, l’autochtonisation et la décolonisation sont définies dans le feuillet. La mise en pratique de ces concepts dans les universités québécoises contribuerait à créer un climat d’étude plus propice à la réussite scolaire des étudiant·es autochtones.

« Ainsi un environnement culturellement sécuritaire permet à chaque personne de sentir que son bagage culturel unique est respecté et qu’elle est libre d’être elle-même sans être jugée, mise sur la sellette ou appelée à parler au nom de tous les membres de son groupe. »

Wilson (2018), cité dans le feuillet, p. 8

Le feuillet en question

Le feuillet se divise en quelques brèves parties :

  • démarche;
  • des considérations relatives au territoire;
  • la relativité des frontières territoriales;
  • les nombreuses manifestations de la domination coloniale;
  • clarifier certains concepts.

Chaque partie possède une section « Pour aller plus loin » avec des hyperliens vers des ressources externes pertinentes. Le feuillet comporte également cinq pistes d’actions pour l’élaboration de la reconnaissance territoriale :

  • identifier vos intentions et vos motivations;
  • vous situer;
  • formuler une reconnaissance de territoire;
  • ouvrir le dialogue;
  • vous inspirer.

Cette dernière piste « vous inspirer » présente les initiatives de différentes universités concernant la déclaration de reconnaissance territoriale. L’Université Concordia ressort parce qu’elle est située au Québec et que son action pour la reconnaissance des droits autochtones en milieu universitaire fait preuve, selon les concepteur·trices, d’une sensibilité exemplaire.

Conception du feuillet

La rédaction et la coordination du feuillet sont réalisées par Élodie Bouchard, agente à l’équité, la diversité et l’inclusion à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et coordonnatrice du groupe de travail sur les réalités autochtones du RIQEDI; Agathe Riallan, conseillère en équité, diversité et inclusion à la faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke; et Katherine Robitaille, chargée de projets, Réseau interuniversitaire québécois en équité, diversité et inclusion.

Images : logos des partenaires financiers du feuillet

De plus, des professionnel·les dédié·es aux étudiant·es autochtones ont collaboré à la conception de ce feuillet :

  • Hugo Asselin, professeur titulaire et directeur de l’École d’études autochtones à l’UQAT;
  • Suzy Basile, professeure à l’École d’études autochtones et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les enjeux relatifs aux femmes autochtones à l’UQAT;
  • Édith Bélanger, Wolahkomikonikewin, consultante en recherche et revendications;
  • Sébastien Brodeur-Girard, professeur à l’École d’études autochtones de l’UQAT;
  • Francis Verreault-Paul, chef des relations avec les Premières Nations au Centre des Premières Nations Nikanite de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Pour télécharger le feuillet et obtenir la liste complète des membres du groupe : site web de RIQEDI

Référence complémentaire : Wilson, K. (2018). Pulling Together : Foundations Guide. Victoria : BCcampus.

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