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Les Observatoires de l’enseignement supérieur en France

6 septembre 2018 Universitaire

Les Journées nationales des Observatoires, qui ont eu lieu cet été à Montpellier, ont été l’occasion de faire connaître l’évolution de leurs missions et de leurs activités dans les dernières années.

Dans un récent billet intitulé « La réussite étudiante vue depuis les Observatoires de l’enseignement supérieur », Laure Endrizzi de l’Institut français de l’éducation (IFE) résume cet événement qui a rassemblé environ 120 participants représentant plus de 100 établissements à travers la France.

Une mission en évolution

L’auteure explique que si les Observatoires de l’enseignement supérieur présentent une certaine diversité à la fois dans leur positionnement institutionnel et dans les profils de compétences des équipes, leurs missions ont connu des évolutions significatives au rythme des réformes des dix dernières années.

Les objets sur lesquels ils travaillent se sont considérablement diversifiés. De fait, les enquêtes d’insertion ne sont plus les seules missions légales de ces structures ; les équipes se penchent désormais sur les questions de l’accès à l’université et de réussite étudiante.

Les premiers Observatoires, apparus dans années 1990, visaient à se démarquer des enquêtes du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CÉREQ), jugées inadaptées aux établissements qui souhaitaient mieux connaître leur population étudiante.

En 1993, la mise en place du Groupe de travail sur l’enseignement supérieur (GTES) a alors joué un rôle de catalyseur dans la multiplication des structures d’observation locales ou régionales. Dès lors, les thèmes se sont multipliés et diversifiés : l’insertion professionnelle, mais aussi les étudiants de première année, le décrochage, la réorientation, la massification des effectifs étudiants, etc.

Mesures de rendement et de performance

Dans les années 2000, les Observatoires se sont taillé une place dans le paysage français. En 2006, le réseau Résosup est créé, fédérant ainsi les professionnels des établissements d’enseignement supérieur en France qui examinent les parcours étudiants, les conditions de vie étudiante et l’insertion professionnelle des diplômés.

C’est aussi dans la décennie 2000 que les logiques de reddition de comptes se renforcent : la rentabilité des diplômes, la production d’indicateurs de réussite et autre mesure de rendement gagnent du terrain.

Ces logiques vont teinter les missions des Observatoires et propulser les modifications des structures universitaires, perçue comme « immobiles » ou trop rigides.

Thématiques et expertises

L’insertion professionnelle et le suivi des parcours d’études demeurent des thèmes privilégiés, mais d’autres thématiques s’ajoutent comme les conditions de vie et d’études, l’évaluation des formations, les transitions, etc. Voici des exemples d’expertise développée dans différents Observatoires :

Questionnements futurs

Dans son billet, Laure Endrizzi fait état de deux grandes réflexions qui ont émergé de sa participation aux Journées nationales des Observatoires :

  • dans quelle mesure l’emploi est-il lié au domaine de formation initiale des étudiants ?
  • dans quelle mesure les employeurs donnent-ils la priorité aux compétences transversales (autonomie, implication, adaptabilité, qualité relationnelle, etc.) par rapport aux compétences techniques ?

L’auteure conclut qu’une réflexion sur l’équilibre à trouver entre compétences et contenus dans l’offre de formation des universités est à poursuivre.

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