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Dépistage du décrochage scolaire: deux sources d’informations à privilégier

3 novembre 2015 Collégial

Une étude menée au niveau secondaire a comparé l’efficience de deux modes de dépistage des élèves à risque.

C’est ce que révèle l’article de Gagnon & Dupéré et al. de l’Université de Montréal Dépistage du décrochage scolaire à l’aide d’informations administratives ou auto-rapportées paru dans le Canadian Psychological Association en juillet 2015. L’objectif de cette étude est « d’établir la validité discriminante et prédictive d’un indice de risque fondé sur des données administratives, et de la comparer à celle d’un indice validé, fondé sur des données auto-rapportées. » Les avantages et les inconvénients respectifs de ces deux modes de dépistage actuellement utilisés en contexte canadien sont discutés.

En voici l’essentiel:

  • À l’école secondaire, un dépistage efficace des élèves à risque de décrocher permet de canaliser les efforts de prévention et d’intervention vers ceux qui en ont le plus besoin. Les écoles peuvent recourir à deux sources d’information pour dépister ces élèves : des données auto-rapportées par les élèves eux-mêmes ou des données administratives consignées à leur dossier scolaire.
  • Un défi central de la prévention au secondaire consiste à cerner les élèves à risque de décrochage devant faire l’objet d’une attention particulière. Même si plusieurs facteurs de risque majeurs du décrochage sont bien connus, notamment dans les sphères comportementales et affectives, le dépistage des élèves à risque n’est pas simple et nécessite que plusieurs types d’informations soient pris en considération.
  • Malgré leur pertinence, les outils de dépistage ne sont pas utilisés systématiquement par les écoles et étant donné les contraintes vécues sur le terrain, d’autres sources d’information doivent être considérées. Les données administratives quant à elles présentent l’avantage d’être disponibles pour tous les élèves et d’être mises à jour régulièrement. Par contre, elles ne contiennent pas d’information sur les facteurs de risque affectifs et pourraient donc être moins sensibles que les indices auto-rapportés évaluant ces risques, en plus des aspects comportementaux.

« Malgré leurs avantages pratiques, une revue récente de la littérature internationale révèle que peu d’indices de risque fondés sur des données administratives ont été validés, en particulier à l’extérieur des États-Unis. »

  • L’efficacité prédictive de ces indices n’est typiquement pas directement comparée à celle d’indices auto-rapportés. De telles comparaisons sont pourtant utiles pour déterminer les forces et les faiblesses d’outils guidant la prise de décision.
  • Les résultats des quelques études montrent que certains indices de risque administratifs génèrent de bons résultats, en particulier ceux qui combinent plusieurs types d’information à un moment dans le temps (par ex., retard, échec et absentéisme) ou qui compilent une même information à de multiples moments dans le temps

Les auteurs en arrivent à la conclusion que: « Bien qu’elle soit adéquate, la capacité prédictive de l’indice administratif est inférieure à celle de l’indice auto-rapporté, possiblement en raison de l’absence d’informations sur les aspects affectifs associés au décrochage scolaire. »

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