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Aider les étudiants aux prises avec des problèmes de santé mentale

10 novembre 2016 Universitaire

L’Université Carleton a fondé un programme appelé From Intention to Action (FIT : Action). Celui-ci s’adresse aux étudiants qui, d’une part, souffrent d’angoisse chronique modérée, doivent composer avec un stress important ou encore éprouvent des problèmes de santé chronique qui marquent leur vie d’incertitude et, d’autre part, veulent obtenir de l’aide.

C’est dans les pages du magazine Affaires universitaires que les cocréateurs du programme Transformer l’intention en action (traduction de From Intention to Action) ont pris la plume pour présenter ce dernier. C’est en septembre 2013 que Larry McCloskey et John Meissner ont entrepris de présenter leur méthode qui, encore aujourd’hui, demeure d’une grande pertinence. En effet, le développement de FIT : Action découlent directement d’une réalité encore bien présente au sein des établissements d’enseignement postsecondaire de tout le pays : un nombre toujours croissant d’étudiants ayant des problèmes de santé mentale non diagnostiqués.

Développer une relation interpersonnelle

À la base de la méthode développée par McCloskey et Meissner, l’idée que les problèmes de santé mentale occasionnent des stigmates, de l’isolement et de la solitude et que cela nécessite des solutions personnalisées et individualisées. Il faut donc développer une relation interpersonnelle avec les étudiants qui, bien souvent, évitent les services de consultation classique.

Un programme développé à partir de bonnes pratiques

C’est au sein du Centre Paul Menton de l’Université Carleton qu’a été conçu le programme d’aide aux étudiants souffrant de problèmes de santé mentale non diagnostiqués. C’est à partir des connaissances acquises auprès des étudiants ayant des difficultés d’apprentissage qu’il a été développé, et ce, avec un grand succès.

Les deux cocréateurs du programme ont réalisé que les pratiques exemplaires auprès des étudiants ayant des difficultés d’apprentissage avaient des traits communs. Ils ont noté entre autres le fait que les services et le soutien soient ancrés dans une relation thérapeutique (entre l’étudiant et son coordonnateur). De plus, ce soutien passe par des gestes concrets. Les mesures adoptées comprennent également des stratégies d’apprentissage et de gestion du temps de même qu’un soutien émotif.

Un programme qui ne convient pas nécessairement à tous

Le programme FIT : Action s’adresse aux étudiants ayant d’abord exprimé une volonté de changer. Il faut également qu’ils acceptent les principes de base du programme. Cela signifie qu’ils doivent se soumettre à des évaluations, des rencontres hebdomadaires et des exercices de suivi.

Un sondage fiable et précis a été effectué afin d’évaluer la qualité de vie (santé mentale et physique). Celui-ci a montré d’importantes améliorations. Le sondage a également permis de voir que les étudiants ayant persévéré dans le programme (ceux ayant suivi plus de 10 séances de soutien) faisaient des progrès considérables par rapport à ceux n’ayant été présents qu’à quelques occasions.

Fiers des résultats obtenus, les cocréateurs du programme comptent bien poursuivre le développement de celui-ci et cibler les étudiants les plus vulnérables afin de leur fournir un soutien accru.

 

 

Pour consulter l’article au complet, dans Affaires universitaires

 

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