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Réinventer la première année universitaire

27 février 2017 Universitaire

Pour les étudiants de première année à l’université, les cours au programme, qui sont souvent de nature générale et déconnectée les uns des autres, ne s’avèrent pas très motivants ou engageants. C’est pour cette raison que plusieurs établissements ont choisi d’instaurer un programme de première année particulier.

Steven Mintz, le directeur de l’Institut for Transformational Learning de l’University of Texas, indique dans un article du magazine en ligne Inside Higher Ed que certaines universités ont déjà instauré ce genre de programmes qui sont généralement constitués de cours magistraux et de discussions basés sur les grands textes littéraires, philosophiques, politiques et religieux. Cependant, mentionne Mintz, pour de nombreux étudiants de première année cela demeure un salmigondis de cours d’introduction qui ne sont pas unis par un plan théorique coordonné. L’effet principal de cette situation est un taux important d’abandon.

Dans son article, l’auteur nous propose d’explorer les innovations que tentent d’implanter certains établissements.

Cinq objectifs

Mintz dégage cinq principaux objectifs qui sous-tendent la réforme mise de l’avant:

  1. Cultiver un sentiment d’appartenance : les étudiants seront plus motivés s’ils sont inscrits à des séminaires de taille réduite où ils feront l’expérience du travail intellectuel, de la découverte, de l’analyse et du débat. Basés sur des sujets particuliers, des thèmes ou des problèmes, ils permettent aux étudiants de connaître les professeurs et leurs pairs en même temps qu’ils développent les capacités dont ils auront besoin par la suite (écriture argumentative, lecture attentive, réflexion critique, etc.);
  2. Encourager la profondeur et la cohérence curriculaire : en encourageant la réflexion transdisciplinaire par le biais de cours tels que les cours «Big Ideas» à UC Berckeley et les cours «Big Question» à UCLA (ex.: des cours explorants des thèmes touchant plusieurs disciplines), les étudiants se trouvent face à un parcours plus cohérent, coordonné et unifié sur le plan thématique en plus d’avoir un contact plus personnel avec les enseignants.
  3. Faire de la recherche une partie intégrale du parcours de 1re année : Au lieu de l’approche classique où les étudiants sont formés aux méthodes de recherche (individuellement ou en groupe) en effectuant leurs travaux dans le cadre de cours et de laboratoire, l’auteur suggère l’instauration d’un système à échelons où la supervision est effectuée, selon le cas, par des chercheurs, des étudiants post-doctoraux, des étudiants des cycles supérieurs ou des pairs.
  4. Considérer les intérêts des étudiants tout en ouvrant des fenêtres vers des disciplines et des carrières : le développement de macro-programmes situés à une échelle plus haute que les départements de façon à être connecté à des grappes de carrières (santé, affaires, génie) ou à un regroupement d’intérêts (arts, sciences humaines, sciences sociales) permettrait d’exposer les étudiants à diverses disciplines et de leur ouvrir diverses fenêtres sur des options de carrière.
  5. Traiter les étudiants de première année comme étant des partenaires : il faut remplacer la notion d’étudiant en tant que consommateur par celle d’étudiant comme créateur de savoir. Le travail en laboratoire est une avenue possible, mais les sciences humaines et les nouvelles technologies offrent également des options intéressantes non pas comme façon de transmettre la connaissance, mais comme toile de fond pour la création.

L’utilisation des technologies

Enchaînant sur sa cinquième proposition, l’auteur expose douze façons d’intégrer la technologie dans les programmes pour étudiants de première année :

  1. Annoter un texte sur le site web lié à un cours;
  2. Créer un site web ou un wiki lié à un cours;
  3. Dessiner une carte conceptuelle;
  4. Produire une histoire numérique (audio, vidéo, écrit, graphique, etc.);
  5. Mener des recherches sur le terrain;
  6. Ludifier l’expérience d’apprentissage;
  7. Faire appel à la géovisualisation;
  8. Créer une infographie;
  9. Produire un nGram (sous-séquence de n éléments construite à partir d’une séquence donnée);
  10. Créer une étude de cas virtuelle;
  11. Designer une exposition virtuelle;
  12. Faire une visite guidée virtuelle.

 

Pour accéder directement à l’article de Inside Higher Ed et obtenir plus de détails

 

 

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