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La mise en place de pratiques pédagogiques inclusives pour favoriser la réussite

16 décembre 2016 Universitaire

La pratique de l’inclusion est aujourd’hui considérée, à l’Université de Montréal, comme une clé afin de permettre la réussite des étudiants. C’est qu’un constat s’est imposé ces dernières années : les étudiants qu’accueille l’université ont des parcours scolaires des profils socioculturels de plus en plus diversifiés et, de ce fait, ils présentent des besoins également variés.

Dans cet article thématique paru dans la rubrique Communauté du site de nouvelles de l’Université de Montréal (UdeM), on retrouve les témoignages de Michelle Joanne Durand, professeur de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UdeM, et de Steve Geoffrion, professeur de l’École de psychoéducation. Ceux-ci y traitent du sujet de la mise en place de pratiques pédagogiques inclusives, faisant ressortir les principaux éléments à considérer dans cette démarche.

Varier les pratiques d’enseignement

Intégrer des pratiques inclusives c’est, en premier lieu, offrir d’autres pratiques que le traditionnel cours magistral de trois heures. Cela passe par l’inclusion d’autres stratégies d’enseignement afin que les étudiants ayant des styles d’apprentissages différents puissent tous y trouver leur compte. Ainsi, par exemple, les étudiants ayant un trouble déficitaire de l’attention, avec ou sans hyperactivité, peuvent trouver leur compte.

L’inclusion, un concept différent de l’intégration

Si l’intégration concerne «l’adaptation de l’étudiant à son environnement», l’inclusion porte plutôt sur «l’adaptation de l’environnement à l’étudiant», souligne Mme Durand, responsable du programme professionnel en évaluation des compétences et dirigeante du Laboratoire de recherche en évaluation des apprentissages et des compétences. L’idée est donc de travailler sur les stratégies d’enseignement de façon à ce que tous les types d’apprenants présents en classe soient inclus.

Cette approche se traduit en des stratégies telles que la «pédagogie inversée» où les étudiants visionnent des capsules vidéos hors du cours et, une fois en classe, se concentrent plutôt sur la discussion, le travail d’équipe et la mise en pratique des concepts vus.

Parmi les autres stratégies mentionnées, on retrouve :

  • L’usage d’un manuel à l’attention des étudiants ayant un problème de dyslexie.
  • La possibilité pour les étudiants de choisir entre différentes formes de travaux portant sur un même thème.
  • La possibilité pour les étudiants de choisir parmi différents thèmes en adoptant une démarche similaire.
  • Le recours à un plan de cours qui comprend toute l’information.

L’évaluation n’est pas exclue

L’évaluation peut également faire l’objet de variation, souligne Mme Durand. Les professeurs peuvent ainsi avoir recours à l’évaluation continue ou à l’évaluation pour l’apprentissage (assessment for learning), «où chaque étudiant est invité à créer une boîte à outils ou un portfolio où sera déposé un travail après chaque cours. Ce travail peut prendre diverses formes, que ce soit un travail pratique, réflexif ou coopératif. L’élément central de cette approche est la possibilité pour l’enseignant d’intervenir de façon continue sur le processus d’apprentissage de l’étudiant.

Développement d’outils

C’est également par le développement de trousses à outils qu’il est possible pour les enseignants de favoriser l’inclusion. Il y a par exemple celle développée par Steve Geoffrion qui comprend des webinaires, des vidéos pour susciter la réflexion, des exercices pratiques, lesquels viennent complémenter les cours magistraux. Mme Geoffrion mentionne que la plateforme StudiUM où il dépose ses communications “aide à la diversité”.

 

 

Pour accéder à l’article complet sur le site de nouvelles de l’UdeM

 

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