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Les interventions en amont pour améliorer la santé mentale des étudiants collégiaux et universitaires | Enjeu

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L’état de santé mentale des étudiants postsecondaires inquiète. Actuellement, près du tiers souffre de détresse psychologique (Grégoire et al., 2016), ce qui représente la proportion la plus élevée de tous les groupes d’âge (ISQ, 2015). La présence de ces conditions affecte l’étudiant dans sa globalité, et sa réussite et sa persévérance n’y échappent pas (Martineau et al., 2017). Malgré les efforts mis de l’avant pour soutenir les étudiants, les établissements postsecondaires assistent à une hausse importante de la demande de services psychosociaux et peinent à y répondre (Grégoire et al., 2016).

Le développement de stratégies de prévention et de promotion pour bonifier le continuum de services en santé mentale est actuellement considéré comme une clé pour améliorer la santé mentale, atténuer les symptômes de troubles mentaux, et même éviter leur émergence. Ces stratégies en amont consistent à mettre en place des interventions précoces (CSMC, 2012) visant l’ensemble des étudiants, qu’ils souffrent ou non de troubles mentaux.

En renforçant les capacités de la majorité des étudiants et en répondant à leurs besoins variés, entre autres par des stratégies en amont, les services spécifiques en intervention peuvent être utilisés plus adéquatement par les étudiants ayant des besoins cliniques spécifiques.

« Les experts s’entendent, que ce soit pour les milieux d’enseignement postsecondaires québécois ou internationaux, les approches uniquement centrées sur le traitement de ceux qui ont des problèmes n’est pas la façon la plus efficace ni la plus durable de favoriser la santé mentale. »

(INSPQ, 2017)

Accroitre la santé mentale des étudiants

La promotion de la santé mentale et la prévention des troubles mentaux constituent la base de ce travail en amont. Elles poursuivent deux objectifs :

  1. S’assurer que le plus grand nombre d’étudiants jouissent d’une santé mentale élevée;
  2. Réduire le plus possible le nombre d’étudiants qui ont une faible santé mentale ou des symptômes de troubles mentaux (INSPQ, 2017).

La promotion

La promotion de la santé mentale se distingue par une approche positive visant l’ensemble des étudiants sans égard à leur état de santé mentale. Son objectif de maximiser la santé mentale et le bien-être des étudiants passe par le travail sur les facteurs de protection (Mouvement santé mentale Québec, 2018).

L’accroissement du niveau de santé mentale des étudiants se fonde sur un ensemble coordonné d’actions. Celles-ci doivent viser notamment « l’amélioration des conditions de vie, la mise en place de normes et de règles favorisant la réduction des inégalités sociales de santé mentale, l’accès aux ressources et services dans les divers milieux de vie ainsi que la participation des jeunes à la vie économique et sociale » (INSPQ, 2017).

La prévention

La prévention vise quant à elle à réduire la présence de certains facteurs de risque qui peuvent fragiliser leur état de santé mentale ou du moins à permettre aux étudiants de composer avec eux (Mouvement santé mentale Québec, 2018). Elle cherche à favoriser le développement d’habiletés permettant aux étudiants d’être mieux outillés pour faire face aux aléas dans différentes sphères de leur vie : scolaire, sociale, familiale, etc.

Bien que distinctes, la promotion et la prévention sont interreliées et complémentaires.

(ISPQ, 2008).

Parfaire le continuum de services en santé mentale

Répondre à la demande croissante de services psychosociaux en santé mentale est de plus en plus ardu pour les institutions d’enseignement. Bien que la plupart des établissements proposent un éventail de services, ceux-ci sont majoritairement orientés vers le traitement et la résolution des problèmes plutôt que dans une optique de prévention.

En privilégiant des stratégies visant le renforcement des facteurs de protection auprès de l’ensemble de la population étudiante (volet « promotion ») et en ciblant les étudiants avec des facteurs de risque spécifiques (volet « prévention »), les besoins de la majorité des étudiants seraient comblés (Paré et Marcotte, 2014).

Toutefois, pour permettre la réalisation d’un tel continuum, une réelle volonté institutionnelle doit exister afin de rendre possible le développement d’un environnement favorable et inclusif favorisant l’engagement des élèves (CACUSS/ASEUCC, 2013).

Cadre pour la santé mentale des étudiants postsecondaires

(CACUSS/ASEUCC, 2013)

Cette page est une section du dossier CAPRES | Santé mentale des étudiants collégiaux et universitaires.

Pour citer ce dossier: CAPRES (2018). Santé mentale des étudiants collégiaux et universitaires. Accessible sur le site web du CAPRES capres.ca/dossiers/sante-mentale-etudiants-collegiaux-universitaires/

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