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Un peu d’anxiété pour réussir?

31 août 2017 Collégial et universitaire

Trop peu d’anxiété, au même titre qu’un niveau trop élevé, pourrait entrainer un risque de décrochage chez les étudiants. En fait, le risque serait même plus élevé.

C’est ce que révèle une récente étude longitudinale menée par Frédéric Nault-Brière, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, étude dont il est question sur le site udemnouvelles. On apprend, dans l’article rédigé par Daniel Baril, que la recherche a été menée auprès de 5469 élèves d’écoles francophones qui sont, dans la majorité des cas, situées dans des milieux défavorisés.

Des résultats surprenants

L’étude de Frédéric Nault-Brière, qui a été publiée dans la The British Journal of Psychiatry, attire l’attention non pas sur les élèves présentant un niveau d’anxiété élevé comme le font de nombreuses études, mais sur ceux dont le niveau d’anxiété est faible. C’est que ce dernier groupe serait encore plus à risque que le premier de ne pas obtenir leur diplôme d’étude secondaire deux ans après l’échéance normale des études secondaires. Les études précédentes, de leur côté, laissaient plutôt croire à une relation linéaire où le risque d’échec devenait plus élevé avec l’accroissement de l’anxiété.

Par ailleurs, le chercheur derrière l’étude soutient que ces résultats surprenants ne s’expliquent pas par des facteurs socioéconomiques ou encore par des difficultés scolaires et de comportement. Nault-Brière avance comme nouvelle hypothèse que l’ennui que connaissent les élèves ayant un faible niveau d’anxiété pourrait être un facteur. Ceux-ci démontreraient un faible engagement à l’école.

L’intérêt de la recherche tient aussi au fait qu’elle explore une série de facteurs différents de la majorité des études sur le décrochage. En effet, ces dernières s’attardent plutôt à établir des liens entre le décrochage et les difficultés scolaires ou encore les troubles de comportement.

Les liens entre dépression et décrochage

Dans le cadre de sa recherche, Frédéric Nault-Brière a également étudié l’impact de la dépression. Encore là, les résultats se sont avérés surprenants puisqu’il s’avère que la dépression constitue un risque de décrochage « seulement chez les élèves dont les notes et l’engagement scolaire sont au-dessus de la moyenne au début du secondaire ». De plus, comme c’est le cas pour l’anxiété, les résultats ne s’expliqueraient pas par les facteurs socioéconomiques.

Face à ces résultats, le chercheur rappelle que ce groupe d’élèves fait peu l’objet de mesures de prévention. Il y aurait peut-être lieu, croit-il, de corriger le tir de façon à pouvoir intervenir auprès de l’ensemble des élèves.

 

Pour accéder directement à l’article de udemnouvelles

 

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