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Milléniaux, une génération désavantagée ? | Publication (1 de 2)

21 janvier 2019 Collégial et universitaire

Un récent billet paru sur le blog de Higher Education Strategy Associates (HESA), une firme-conseil spécialisée en accessibilité, qualité et efficacité en enseignement supérieur en Amérique du Nord, examine la thèse selon laquelle la génération millénariale (née entre 1980 et 2000) rencontrerait de multiples obstacles à la réussite.

Dans cet article, Alex Usher, le président de HESA, se pose la question suivante : à quel point les milléniaux sont-ils désavantagés comparativement à leurs prédécesseurs ?

Différences intergénérationnelles

Bien que les découpages entre les générations soient eux-mêmes l’objet de débats en sociologie et en démographie, la culture populaire situe la naissance des membres de la génération X entre 1960 et 1980 et celle des milléniaux entre 1980 et 2000.

Le Forum des politiques publiques canadien a récemment publié les résultats des travaux de Jennifer Robson et Andrée Loucks de l’Université Carleton qui comparent la situation financière de la génération X, en 1999, et celle des milléniaux, en 2016. C’est la situation des jeunes de 25 à 33 ans qu’elles ont examinée dans ces deux années de références. Dans son billet, Usher reprend quelques-unes de leurs comparaisons basées sur les données de l’Enquête sur la sécurité financière de Statistique Canada (en dollars constants de l’année de base 2016) : 

Génération X (1999)Génération millénariale (2016)
Revenu médian après impôts +transferts 30 529 $38 378 $ 
Actif médian total, avec les
régimes de retraite
53 362 $96 662 $
Dettes totales médianes13 794 $25 750 $

Endettement et emploi

Que nous disent ces données ? D’abord, si les membres de la génération millénariale ont des revenus plus élevés que les membres de la génération X, ils possèdent aussi des dettes plus élevées en dollars constants.

Source : Pixabay

Autre constat : les problèmes d’emploi des milléniaux sont différents de ceux de la génération X. En effet, le taux de chômage actuel est bas, alors qu’il a dépassé 17 % chaque été entre 1991 et 1994. Par ailleurs, la sociologue en économie Julia Posca a récemment montré dans un billet de l’IRIS que la « pénurie de main-d’oeuvre » actuelle doit aussi être pensée avec la variable des conditions de travail, c’est-à-dire qu’il est possible que les jeunes de la génération millénariale refusent de travailler dans des conditions défavorables et à bas salaire.

Évolution de la diplomation

Qu’en est-il de la diplomation en enseignement supérieur sur le plan intergénérationnel? Usher soutient dans son billet que le nombre de diplômés du collège a augmenté dans les années 2010 par rapport aux années 1990, particulièrement dans les secteurs de l’économie « à forte intensité ». 

De plus, le président de HESA rappelle que même en tenant compte de la croissance démographique, le nombre de diplômés universitaires au début des années 2010 était presque deux fois plus élevé que dans les années 1990. En terme d’accessibilité, de grandes avancées ont été accomplies, même si des pas restent à faire pour des groupes encore sous-représentés.

Le président de HESA conclut que les désavantages et les obstacles à la réussite de la génération millénariale résident moins dans l’accessibilité et les revenus que dans le marché de l’habitation, un facteur de la réussite. Cet aspect fera l’objet du deuxième volet de cette courte série de deux textes.

Consulter le blogue de l’HESA

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