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L’activité rémunérée chez les universitaires français

6 mai 2015 Universitaire

L’Observatoire national de la vie étudiante en France a mis en ligne l’édition d’avril de son bulletin d’information. On y retrouve un article sur l’activité rémunérée des étudiants.

L’article se base sur l’enquête Conditions de vie réalisée en 2013. Selon cette étude, 45 % des étudiants ont exercé une activité rémunérée au cours de l’année universitaire et 55 % n’ont pas travaillé ou n’ont eu d’activité rémunérée qu’en période estivale.

L’étude souligne la place de plus en plus grande faite au travail rémunéré dans la vie des étudiants :

Tout d’abord, on peut noter que les étudiants exerçant une activité très concurrente des études sont bien les plus nombreux à déclarer que cette activité est plus importante que les études (23 % contre 5 % de l’ensemble). Nous sommes ici dans ce que Pinto, analysant le rapport à l’activité rémunérée des étudiants, décrit comme le «pôle de l’éternisation», dans lequel l’emploi étudiant «devient durable, au point de prendre progressivement la place des études, aussi bien dans les occupations que dans les préoccupations quotidiennes». Autrement dit, avec l’activité rémunérée très concurrente des études, nous sommes dans la situation où s’opère peu à peu, pour une part non négligeable des étudiants, une sorte d’inversion par laquelle l’étudiant salarié devient peu à peu un salarié étudiant, son activité rémunérée prenant le pas sur ses études.

L’auteur de l’article L’activité rémunérée des étudiants : Une diversité de situations aux effets contrastés s’intéresse aux différents types d’emplois occupés par les étudiants et souligne que l’exercice d’une activité rémunérée intense et entre parfois en concurrence avec les études :

Cela participe à la construction du sentiment d’intégration des étudiants : les étudiants qui exercent une activité rémunérée intense et éloignée des études sont moins nombreux que les autres à se déclarer satisfaits de leur intégration à la vie de leur établissement. L’écart est encore plus marqué en ce qui concerne l’intégration au groupe d’étudiants de la formation, seulement 41% des étudiants qui exercent une activité très concurrente des études la jugent satisfaisante, quand c’est le cas d’au minimum 60 % des autres catégories d’étudiants.

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