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Portrait des Québécoises en enseignement supérieur | Publication

10 janvier 2019 Collégial et universitaire

Le Conseil du statut de la femme (CSF) a récemment produit l’édition 2018 du Portrait des Québécoises, un document qui réunit les données les plus récentes dans neuf domaines de la vie sociale et économique du Québec, dont l’éducation et le travail. Nous avons sélectionné pour vous les données les plus pertinentes sur les plans de l’accessibilité et de la réussite en enseignement supérieur.

Le rapport vise à apprécier les progrès accomplis et à mesurer les inégalités qui subsistent entre les femmes et les hommes au Québec. Riche d’infographies, il s’appuie sur des données produites notamment par l’Institut de la statistique du Québec, Statistique Canada, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur, l’Office des professions du Québec et le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité Sociale.

Portrait démographique

En 2017, on compte 4 219 609 femmes au Québec, soit 50,3 % de la population. De ce nombre, on dénombre 560 980 femmes immigrantes, soit 13,9 % de la population féminine en 2016, ce qui correspond à une hausse de 17,1 % par rapport à 2011.

De ce nombre, on dénombre aussi 90 995 femmes qui s’identifient comme Autochtones, soit 2,3 % de la popula­tion féminine québécoise. Cette proportion est en hausse puisqu’elle s’établissait à 1,8 % en 2011.

Sur le plan de la fécondité, en 2017-2018, 52,7 % des femmes atteignent la trentaine sans avoir eu d’enfant, une proportion en croissance ces dernières décennies (37,6 % en 1987-1988).

Enseignement supérieur

Collégial

En 2017-2018, 57,5 % des effectifs étudiants du col­légial sont des filles. En formation technique, cette proportion atteint 59, 2 % en 2017-2018. Les inscriptions à la formation technique reflètent les domaines d’exercice traditionnels des filles et des garçons :

Principaux secteurs de formation technique au collégial selon le sexe, Québec, 2017-2018 (adapté de CSF, 2018)

  Filles (%) Garçons (%)
Services sociaux, éducatifs et
juridiques
32,1  9,6 
Santé 27,2  7,9 
Administration, commerce, informatique 17,1  34,3 
Bâtiments et travaux publics 3,7  12,9 
Autres programmes 19,9  35,2 

Les femmes représentent 60,7 % des personnes diplômées du collégial en 2016.

Pixabay

Université

Premier cycle

En 2016-2017, 58,3 % des effectifs étudiants du premier cycle universitaire sont des femmes. Les femmes sont majoritaires dans tous les domaines d’études au premier cycle universitaire, sauf en sciences appliquées.

Proportion de femmes (%) au premier cycle universitaire, selon le domaine d’études, Québec, année scolaire 2016-2017 (adapté de CSF, 2018)

Domaines Proportion de femmes (%)
Sciences de la santé 77
Sciences de l’éducation 76,2
Lettres 71,9
Sciences humaines 67,8
Droit 64,9
Études plurisectorielles 64,4
Arts 60,2
Sciences de l’administration 56,3
Sciences pures 52
Sciences appliquées 26,4

En 2016, 57,4 % des nouveaux diplômés du premier cycle universitaire sont des femmes.

Deuxième et troisième cycles

Au deuxième cycle, 56,5 % des nouveaux diplômés sont des femmes. Au troisième cycle, elles représentent 48,1 % des diplômés.

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à détenir un grade universitaire. En 2016, dans la population âgée de 25 à 64 ans, 28,0 % des femmes et 23,0 % des hommes sont titulaires d’un grade universitaire.

Dans la population âgée de 25 à 64 ans en 2016, 5,6 % des femmes et 5,3 % des hommes sont titu­laires d’une maîtrise à titre de plus haut niveau de scolarité atteint. Dans le même groupe d’âge, 0,8 % des femmes sont titulaires d’un doctorat, et 1,1 % des hommes.

C’est toutefois la conclusion de cette section sur l’éducation des femmes au Québec qui engendre des questionnements : quel que soit leur niveau d’études, les femmes reçoivent, à leur entrée sur le marché du travail, un salaire moyen inférieur à celui des hommes.

Par exemple, en 2017, le salaire hebdomadaire des femmes ayant obtenu un baccalauréat en 2015 et travaillant à temps plein correspond à 89,5 % de celui de leurs homologues masculins. Chez les titulaires de maîtrise, cette proportion se chiffre à 88,5 %.

Ainsi, pour les femmes diplômées du baccalauréat en 2015 travaillant à temps plein en 2017, le salaire hebdomadaire brut est de 935$, comparativement à 1045$ pour les hommes dans la même situation.

Pour les femmes diplômées de la maîtrise en 2015 travaillant à temps plein en 2017, le salaire hebdomadaire brut est de 1184$, comparativement à 1338$ pour les hommes dans la même situation.

Consulter l’édition 2018 du Portrait des Québécoises du Conseil du statut de la femme

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