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Minorités sexuelles et santé mentale | Résultats

28 août 2019 Collégial et universitaire

Une récente étude montre que les étudiants de niveau collégial appartenant à une minorité sexuelle sont quatre fois plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé mentale.

Les résultats de cette recherche, réalisée par les chercheures en santé publique Sarah Ketchen Lipson, Julia Raifman, Sara Abelson et Sari L. Reisner, ont été publiés dans un récent article de la revue American Journal of Preventive Medicine.

Qu’est-ce qu’une minorité sexuelle ?

Le but de cette étude est d’examiner l’état de santé mentale des étudiants des campus des collèges américains selon leur identité sexuelle. Pour ce faire, plus de 65 000 étudiants de plus de 70 campus aux États-Unis, ont été sondés, dont 1237 étudiants appartenant à des « minorités sexuelles ».

Par minorité sexuelle, les chercheures réfèrent aux étudiants qui s’identifient comme transgenres, non conformes au genre, homosexuels et non binaires, comparativement à la majorité cisgenre, où le genre d’une personne correspond à son sexe biologique assigné à sa naissance.

Un écart considérable

Dans l’ensemble, près de 78 % des étudiants interrogés appartenant à une minorité sexuelle répondent aux critères d’un ou de plusieurs troubles de santé mentale, comparativement à 45 % des étudiants cisgenres.

Les symptômes les plus fréquemment cités renvoient à la dépression, à l’anxiété, aux troubles de l’alimentation, à l’automutilation et au suicide.

Lipson et al., 2019.

En particulier, près de 60 % des étudiants des minorités sexuelles ont des symptômes liés à la dépression et plus d’un tiers d’entre eux ont déclaré avoir sérieusement pensé au suicide au cours de la dernière année.

Image : Pixabay

Les étudiants homosexuels ont des scores plus élevés sur 7/8 indicateurs de santé mentale examinés et les étudiants transgenres interrogés détiennent le taux le plus élevé de tentatives de suicide.

Après avoir tenu compte des variables de l’origine ethnique, de l’âge, du statut socioéconomique et d’autres facteurs, les chercheures ont calculé que le risque de symptômes de maladies mentales est de quatre fois plus élevé chez les étudiants appartenant à de minorité sexuelle que chez les étudiants cisgenres.

Recommandations

Les résultats de cette étude sur la santé mentale des minorités sexuelles soulignent l’importance du dépistage en santé mentale et de la prestation de services d’affirmation du genre. Selon les chercheures, il est urgent d’identifier les facteurs de protection et de réduire les inégalités en matière de santé mentale pour cette population vulnérable.

Les services aux étudiants ont également besoin d’un personnel formé et bien informé sur les besoins spécifiques des étudiants issus des minorités sexuelles.

Lipson, S.K., Raifman, J., Abelson, S. et Reisner, S.L. (2019). Gender Minority Mental Health in the U.S.: Results of a National Survey on College Campuses. American Journal of Preventive Medicine, 57(3). DOI : https://doi.org/10.1016/j.amepre.2019.04.025

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