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Retour sur le webinaire de sensibilisation à la santé mentale chez les étudiants internationaux

25 mars 2015 Collégial et universitaire

Le Center for innovation in campus mental health aide les collèges et universités de l’Ontario dans le soutien de la santé mentale et du bienêtre des étudiants. Le centre proposait, le 25 mars 2015 un webinaire pour sensibiliser au soutien de la santé mentale des étudiants internationaux au Canada.

SpeakingYourLanguageIntitulé Speaking Your Language: Promoting Mental Health Awareness and Support for International and Students New to Canada, le webinaire d’une heure présentait les résultats d’un projet mené à l’Université de Toronto, l’Université Ryerson et à l’Ontario College of Art and Design (OCAD). Comme plus d’une centaine d’intervenants, l’équipe du CAPRES a assisté à la présentation offerte gratuitement en ligne.

L’atelier était présenté par Abu Arif, coordonnateur de  l’International Student Services and the Speaking Your Language project de l’Université Ryerson, et Jana Vigor, rédactrice principale et adjointe aux communications et évènements destinés aux étudiants internationaux de l’Université Ryerson. Vous pouvez la suivre sur Twitter @janavigor.

Le webinaire avait pour objectif de :

  • Apprendre à reconnaitre la langue que les étudiants internationaux utilisent pour parler de la santé mentale et l’intégrer dans vos interactions avec les élèves
  • Se renseigner sur les principaux défis et perceptions des étudiants internationaux à l’égard de la santé mentale qui ont été identifiés dans la littérature
  • Discuter des possibilités et des défis dans les approches culturellement spécifiques ou d’orientation centrée

Dès les premières minutes, on nous a présenté différents obstacles que les étudiants internationaux peuvent vivre : le mal du pays, le choc culturel, les barrières de la langue, le stress financier, les changements alimentaires, la maladie, l’isolement social et culturel, les ajustements au système éducatif, le personnel qui ignorent leur situation, la discrimination, pas d’amis canadiens, le logement.

Du même souffle, on nous a demandé de nous prononcer sur les défis auxquels les étudiants internationaux font face le plus souvent. Il semble que les trois plus importants défis concernent :

  • Un stress financier : c’est parfois la première fois qu’ils ont à gérer un budget.
  • Le changement alimentaire : essayer de cuisiner la nourriture qu’ils avaient à la maison.
  • La maladie: les étudiants internationaux sont souvent confrontés à un système de santé différent du leur et craignent parfois à avoir à expliquer un souci médical dans une langue étrangère.

Les étudiants étrangers seraient plus à risques que le reste des étudiants. Ils vivent un moment de transition intense, et souvent, il s’agit d’étudiants très performants.

Les animateurs ont abordé différents défis de l’intégration des étudiants internationaux, qui trop souvent, ne partagent pas leur état avant d’en être obligés. Leur recherche démontre que les étudiants rencontrés ont pour la plupart mentionné être réticents à aller consulter une aide psychologique s’ils en avaient besoin. D’une part parce que l’aide psychologique est un concept très nord-américain et, d’autre part, parce que plusieurs étudiants internationaux ne sont pas informés des services mis à leur disposition. Plusieurs fois dans la présentation, on a insisté sur l’importance de l’explication des assurances et des services mis à la disposition des étudiants étrangers.

Les étudiants internationaux sont aussi soucieux de l’image qu’ils projettent : la maladie mentale est souvent mal vue dans leur pays d’origine. Un étudiant a d’ailleurs mentionné aux intervenants : dans mon pays, il existe deux catégories de la santé mentale : il y les malades dans les hôpitaux et les autres qui vont bien.

Une fois le constat fait que de l’aide est nécessaire pour surmonter une situation, il n’est pas acquis qu’un étudiant profitera des services disponibles, souvent sceptiques quant à la confidentialité de la démarche et soucieux de l’information qui pourrait se rendre dans leur pays d’origine.

Les animateurs de l’atelier ont suggéré différentes pistes pour faciliter l’intégration des étudiants internationaux. Ils mentionnent, entre autres, d’aider les étudiants internationaux à se faire des amis canadiens. La littérature indique qu’il serait bénéfique de former des pairs-mentors pour soutenir la santé mentale.

Ils ont aussi mentionné une promotion pour l’intégration sous la forme d’une carte postale. Sous l’aspect d’une invitation à un évènement, le carton d’invitation mentionnait quelques symptômes que pourrait ressentir un étudiant au prise avec une situation particulière.

À l’Université Ryerson, des étudiants ont mis sur pied des évènements où les étudiants internationaux pouvaient échanger sur différentes problématiques liées à leur intégration. Ce projet intitulé « Lets’s talk  Event » a été mis en place par et pour des étudiants. Les étudiants qui ont participé à ces évènements ont mentionné l’importante du tutorat par les pairs, ils ont aussi mentionné qu’il serait intéressant de les aider à fournir de l’information pour leurs parents restés au pays. En complément, un symposium d’une journée Speaking your language symposium : an international student mental health initiative a été organisé.

Avec l’expérience, les intervenants ont modifié le vocabulaire utilisé afin de rejoindre ce que les étudiants internationaux vivent et expriment : les mots « santé mentale » ont été évacués au profit de « gestion du stress », interpelant plus facilement les étudiants chinois par exemple.

En terminant, les animateurs ont mentionné les retombées de l’utilisation des réseaux sociaux et du traitement des problèmes de santé mentale par les universités afin de dédramatiser les problèmes de santé mentale.

Vous pouvez consultez les diapositives du webinaire Speaking Your Language.

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