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Tutorat par les pairs et étudiants en situation de handicap : la perception des tuteurs

4 novembre 2015 Universitaire

Cet article décrit un programme de tutorat mis en place à l’UQAM et les perceptions des tuteurs qui y oeuvrent.

Paru dans la Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur RIPES, l’article s’intitule « Tutorat par les pairs pour des étudiants en situation de handicap non visible : la perception des tuteurs« 

Résumé des auteurs:

« Cet article a pour objectif de décrire un programme de tutorat à l’Université du Québec à Montréal et les perceptions des tuteurs à ce propos. Le programme s’adresse à des étudiants-tuteurés en situation de « handicap non visible » et cible le renforcement de leurs stratégies d’apprentissage. Cette étude exploratoire, auprès de sept tuteurs impliqués dans ce programme, présente les motivations, la satisfaction et le rôle de ces derniers, leurs perceptions de la formation offerte sur le tutorat, les activités réalisées et les difficultés rencontrées. Les données ont été obtenues à l’aide d’une entrevue individuelle et d’un questionnaire. Les résultats indiquent que les tuteurs semblent satisfaits de leur expérience qui en retour semble contribuer à leur développement professionnel. Toutefois, les tuteurs proposent de mettre en place des mesures de supervision plus soutenues lors de la session universitaire. Ils relèvent des difficultés associées à la motivation des tuteurés et à la gestion des rencontres. Ils soulignent aussi des problèmes à dissocier l’apprentissage des stratégies d’études et la relation personnelle avec les étudiants tuteurés. La discussion propose plusieurs recommandations à l’intention des universités utilisant le tutorat comme dispositif dans l’aide aux étudiants en situation de handicap. »

Trois éléments principaux ressortent des retours d’expérience des tuteurs :

1) l’importance accordée à la supervision par les responsables du programme,

2) les défis dans le rôle du tuteur,

3) les liens étroits entre la dimension apprentissage et la dimension personnelle.

Ce qu’on en retient?

  • Cette étude repose sur les perceptions des tuteurs (7) et non sur des observations des effets du programme sur les stratégies d’étude des tuteurés.
  • Elle apporte un éclairage sur la nature des activités réalisées dans les séances de tutorat et elle offre plusieurs pistes de réflexion pour les responsables de ce dispositif en milieu universitaire.
  • Plusieurs tuteurs indiquent devoir s’impliquer sur le plan du soutien personnel.
  • Les chercheurs estiment qu’il est important d’intégrer aux formations des notions sur le sentiment d’efficacité personnelle.
  • Il importe d’aider les tuteurs à identifier les limites de leur champ d’action et à faire appel à d’autres ressources lorsque jugé nécessaire, les problèmes de santé mentale auxquels ils ont à faire face étant nombreux.
  • La formation des tuteurs gagnerait à être enrichie (cours de groupe, supervision individuelle, participation à une communauté d’apprentissage) de même que le cadre dans lequel ceux-ci s’inscrivent (cours crédité, stage, évaluation des apprentissages relatifs au tutorat).

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