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Retour sur le colloque du COQES | Jour 2 : Neurodiversité, groupes minoritaires et handicap

25 avril 2018 Collégial et universitaire

Le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) a choisi cette année de « Mettre l’accès et les bonnes idées en pratique », en réussissant des intervenants issus des milieux de l’enseignement supérieur, mais également des organismes communautaires et des organisations gouvernementales. Voici le résumé des présentations auxquelles le CAPRES a assisté au deuxième jour de l’événement.

Neurodiversité

Steve Silverman est l’auteur du best-seller NeuroTribes: The Legacy of Autism and the Future of Neurodiversity. À travers de l’histoire scientifique des recherches sur l’autisme, il y décrit comment la vision des personnes qui réfléchissent différemment a évolué au fil du temps. Avec les récents développements dans ce domaine, les chercheurs constatent que ceux qui se situent quelque part sur le spectre de l’autisme sont plus nombreux que ce qui était présumé au départ. On reconnaît également que ces personnes ont des forces extraordinaires et que la société a avantage à leur permettre de développer leurs capacités.

Le conférencier a donc proposé donc quelques pistes d’intervention institutionnelles pour favoriser la neurodiversité :

  • Évaluer les étudiants sur les forces, les interventions et sur ce qui doit être amélioré ;
  • Permettre et valoriser la création d’associations étudiantes, car les étudiants peuvent s’y sentir plus à l’aise de parler de leur réalité. Favoriser également la collaboration entre ces associations et les services aux étudiants ;
  • Tout mettre en œuvre pour prévenir l’intimidation ;
  • Faire connaître la neurodiversité auprès des employeurs ;
  • Avoir un espace calme où les étudiants peuvent s’apaiser.

Des pistes d’intervention pour favoriser un climat et un environnement favorables :

  • Être plus confortable avec les différences de manière générale, parce qu’on possède tous un handicap à un moment ou un autre de notre vie. En étant inclusif, on montre aussi aux enfants que la société sera ouverte s’il devient « différent » à un moment de sa vie ;
  • Adopter le design universel des cours (consulter le dossier du CAPRES sur ce sujet) ;
  • Valoriser le support entre les étudiants.

Des piste d’intervention pour l’accompagnement des étudiants dans la classe et à l’extérieur :

  • Permettre l’utilisation d’écouteurs qui réduisent les bruits ambiants ;
  • Valoriser les intérêt particuliers des étudiants, car ceux-ci peuvent ouvrir une porte vers une carrière ;
  • Avoir de l’ouverture sur l’utilisation des technologies permettant de surmonter les barrières liées au handicap ;
  • Mettre en place des occasions de mentorat par les pairs ;
  • Travailler avec ces étudiants pour savoir ce dont ils ont besoin.

Sur le plan de la recherche, Silverman propose de poursuivre la recherche pour faciliter le diagnostic chez les femmes et les personnes racisées. Il mentionne également des ressources complémentaires sur l’autisme :

L’accès aux études des groupes sous-représentés

Voici les éléments importants à retenir dans le cadre cet atelier réunissant Tom Chau, du Holland Bloorview Kids Rehabilitation Hospital, Kaela Millar, du Mohawk College, Eugenia Duodu, de Visions of Science Network for Learning Inc., Injoluwa Deborah Raji du Project Include et Sehrish Zehra de Mathstronauts :

  • Il est important d’aller dans le milieu des étudiants et de ne pas attendre qu’ils viennent à nous ;
  • Les étudiants sont intéressés à s’investir dans leurs études, mais ils ont besoin de trouver une manière de les intégrer d’une manière adéquate dans leur vie ;
  • Le transport est souvent un frein à prendre en considération pour les populations sous-représentées en éducation supérieure ;
  • Le mentorat par les pairs ou par des modèles signifiants est souvent une stratégie efficace ;
  • Il est important d’identifier adéquatement les communautés qui ont de réels besoins ;
  • La collaboration avec les bibliothécaires ou d’autres intervenants signifiants dans les quartiers permet de mieux identifier et recruter les étudiants.

Un monde sans barrière

Rick Hansen, fondateur et directeur général de la Fondation Rick Hansen, a parcouru le monde afin de sensibiliser les gens à l’accessibilité pour les personnes handicapées. Son équipe et lui travaillent depuis de nombreuses années à valoriser la création d’un monde sans barrière. Ils souhaitent changer la vision des gens afin de créer des espaces accessibles permettant à chaque personne d’utiliser son plein potentiel.

Hansen a offert, dans sa conférence, quelques pistes d’actions inspirantes pour y arriver dans les établissements collégiaux et universitaires :

  • Choisir un but, le réaliser et recommencer ;
  • Faire face à nos défis et compter sur nos habiletés ;
  • Voir l’éducation et la formation comme le processus d’une vie ;
  • Choisir les bonnes personnes avec qui collaborer ;
  • Ne pas préjuger de la capacité des étudiants ;
  • Maximiser nos habiletés, nos moyens ;
  • Rester à l’affût des moyens qui permettent de surmonter les barrières et qui continuent de se développer.

Dans le cadre de sa tournée sur l’inclusion, Hansen propose aux établissements universitaires les pistes suivantes :

  • Développer un plan de développement et d’évaluation du niveau d’accessibilité ;
  • Créer des espaces de dialogue ;
  • Identifier les barrières communes afin d’optimiser les solutions et les ressources ;
  • Montrer l’exemple en enseignement supérieure pour inspirer le reste de la société.

Selon Hansen, le vieillissement de la génération des babyboomers fera en sorte qu’en 2026, c’est 1 canadien sur 5 qui aura un handicap.

Pour accéder directement aux présentations (en anglais) du colloque 2018 du COQES

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