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Le rapport final du Groupe de travail sur l’éducation inclusive de l’UQAM est adopté

22 novembre 2017 Universitaire

La Commission des études de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) vient d’adopter le rapport final du Groupe de travail sur l’éducation inclusive. La principale conclusion qu’on peut y retrouver est que l’éducation inclusive est avant tout une responsabilité collective.

Comme l’indique Claude Gauvreau dans un article d’ActualitésUQAM, de nombreux établissements d’enseignement, dont l’UQAM, ont vu le nombre d’étudiants en situation de handicap (ESH) ou ceux qui ont des besoins particuliers (ex. : parents, personnes issues de communautés autochtones, venues de l’étranger, etc.) augmenter de façon considérable au cours des dernières années. Les efforts sont nombreux au sein du système éducatif québécois pour faire face à cette nouvelle réalité, que ce soit par la prévention ou le soutien. Pour plusieurs étudiants concernés, cela fait toute la différence sur le plan de l’accès aux études postsecondaires.

Mis sur pied en janvier 2016 et présidé par Mme Monique Brodeur, le Groupe de travail sur l’éducation inclusive « devait se pencher sur les défis posés par la diversification croissante des profils au sein de la population uqamienne ». Le rapport produit par le groupe de travail a été adopté à l’unanimité par la Commission des études de l’établissement montréalais le 7 novembre dernier.

Une question de valeurs, mais aussi de droits

Selon la présidente du comité, les valeurs propres à l’éducation inclusive cadrent tout à fait avec celles que l’UQAM fait siennes depuis ses débuts. Mais au-delà des valeurs, c’est maintenant une obligation légale pour les établissements d’enseignement d’un créer un environnement d’apprentissage et d’enseignement qui sera exempt de préjugés et de pratiques discriminatoires à l’égard de ces étudiants. Au Québec, le cadre normatif en la matière découle de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Plus précisément, c’est la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale (révisée en 2004) qui indique l’obligation des institutions publiques et parapubliques de favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Les principes de bases

L’éducation inclusive repose sur deux principes qui doivent être mis de l’avant :

  • Il y a d’abord celui de la « normalisation » de la diversité qui existe au sein de la population étudiante. Les ESH doivent être soutenus au même titre que l’ensemble des étudiants qui sont à risque d’échouer pour des raisons étrangères à leur apprentissage.
  • Il y a ensuite celui qui est lié à la nécessité de créer un environnement éducatif physique, organisationnel, technologique et pédagogique qui favorise la réussite de chacun.

Ainsi, les établissements doivent à la fois travailler sur l’environnement éducatif (le rendre accessible) et sur les mesures individuelles (accommodements personnalisés).

Un modèle à revoir

Le modèle actuel repose sur la multiplication des mesures individuelles. Toutefois, l’ampleur de l’accroissement récent ne permet plus de poursuivre dans cette voie faute de ressource. En plus, il ne s’agit pas d’une solution durable.

La voie des mesures inclusives qui est privilégiée est plutôt basée sur :

  • Des stratégies pédagogiques,
  • des modes d’évaluation variés,
  • des outils technologiques qui permettent de compléter la prestation en classe,
  • un environnement de travail collaboratif.

Cette voie à l’avantage de mettre à contribution l’ensemble de la communauté universitaire et de diminuer le nombre de demandes individuelles d’accommodements. Selon Monique Brodeur, l’implantation de communautés de pratique ainsi que la formation sont de bons moyens d’implanter ce changement avec succès.

Par ailleurs, une personne responsable détenant une expérience d’enseignement devrait également être nommée, mentionne le rapport. Cela permettrait d’assurer le développement d’une stratégie d’ensemble et d’un plan d’action. Une autre recommandation est de fonder un comité-conseil institutionnel permanent. Celui-ci formulerait une politique d’éducation inclusive et s’assurerait de son arrimage avec les autres politiques de l’établissement.

 

Pour accéder à l’article d’ActualitésUQAM

Pour accéder directement au rapport du Groupe de travail sur l’éducation inclusive

 

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