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Thèse: Les multiples influences du succès universitaire chez les étudiants de première génération

26 septembre 2016 Universitaire

Intitulé « L’influence du statut de première génération, du parcours scolaire, et de la participation étudiante sur le succès universitaire », cette thèse rédigée par Monic Gallien propose de mieux comprendre si, au Canada, à l’instar de la situation observable aux États-Unis, l’effet de première génération constitue un désavantage sur le plan du succès.

Produite à l’École de psychologie de l’Université d’Ottawa, cette thèse a été publiée en 2016. Elle évalue le succès universitaire des étudiants dits de première génération, ce qui signifie que leurs parents n’ont jamais fréquenté d’établissement post-secondaires, en conjonction avec l’impact des divers parcours des étudiants.

Cette étude longitudinale, qui a été réalisée dans le cadre d’une même institution soit l’Université d’Ottawa, se distingue des précédentes en se concentrant sur la question du succès des étudiants de première génération aux études supérieures plutôt que sur celle de leur accès à cet échelon.

Une étude en deux temps

Avant d’entreprendre l’étude proprement dite, Monic Gallien a réalisé une étude préliminaire pour évaluer si la population étudiante de l’Université d’Ottawa présente un potentiel valable. Cette étude préliminaire a servi à évaluer la présence d’étudiants de première génération sur le campus. Elle a aussi permis la ventilation par parcours et de dresser un portrait de base pour l’étude principale. Cette dernière a été menée avec un échantillon de 3067 étudiant(e)s.

Des parcours inégaux influencés par la participation étudiante

Parmi les résultats que l’auteur fait ressortir, on note l’avantage du «parcours cégépien» par rapport au secondaire ontarien, que ce soit sur le plan de la persévérance ou de la graduation. De même, elle note un désavantage quant à la persévérance pour le «parcours Collège ontarien» (collèges communautaires) par rapport à celui du Cégep. Cela dit, l’étude indique également que l’introduction de la mesure de la participation étudiante comme covariable vient amoindrir significativement les différences observées.

Des questions importantes pour les universités canadiennes

L’auteur souligne que les questions qu’elle soulève quant à l’influence de l’effet première génération sont importantes pour les universités canadiennes. En effet, celles-ci se doivent de répartir judicieusement les ressources dont elles disposent pour offrir des services d’appui, notamment pour les étudiants de première génération qui constituent une clientèle particulière.

 

Pour lire la thèse

 

 

 

Source(s)

Gallien, Monic. (2016). L’influence du statut de première génération, du parcours scolaire, et de la participation étudiante sur le succès universitaire. Thèse. Université d’Ottawa

 

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