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Intégrer une culture autochtone à l’université: un aperçu de quelques initiatives

11 avril 2016 Universitaire

Des efforts pour augmenter la réussite du plus grand nombre en enseignement supérieur sont déployés pour les étudiants de différents profils.

Sur la question autochtone, les universités ont modifié leurs approches et déploient un effort continu qui transforme le cœur même de l’université. Certaines universités ont adopté des plans stratégiques innovateurs pour faire une plus grande place à la culture autochtone et pour rectifier certains effets de la colonisation de ces peuples. Le magazine Affaires universitaires  propose dans l’article Intégrer une culture autochtone à l’université un aperçu d’initiatives prises par des établissements.

Deux exemples d’initiatives

À l’instar du plan stratégique peayk aski kikawinaw de l’Université de Régina et du cours Ways of knowing de l’Université de Winnipeg, l’Université Lakehead « exige que les étudiants suivent au moins un cours d’un semestre comprenant 50% de contenu autochtone, soit environ 18 heures d’études. ». L’objectif de cette initiative est de conjuguer des études de cas autochtones aux travaux et lectures obligatoires. À titre d’exemple, les étudiants en génie verront les intérêts fonciers des Autochtones comme potentiel de développement pour leurs futurs projets professionnels.

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Des démarches d’intégration qui suscitent du scepticisme

L’article relève les critiques émises par certains étudiants à propos ce type d’initiatives, car, selon eux, elles briment la « liberté universitaire ». Par ailleurs, « certains professeurs autochtones et non autochtones se sont dits inquiets de la possibilité que les tentatives de corriger d’anciennes formes d’injustice en créent de nouvelles. ». Ces spécialistes mettent en garde contre l’empressement des institutions et encouragent les efforts de collaboration avec les collectivités autochtones.

Les objectifs poursuivis

L’objectif actuel pour plusieurs universités est d’encourager la persévérance des étudiants autochtones et d’augmenter leur présence dans le corpus professoral. Le recrutement ciblé et les aides financières sont deux stratégies populaires. Compte tenu du statut précaire de certaines langues autochtones, les milieux doivent agir rapidement, rappelle Shirley Hardman. Selon cette conseillère en affaires autochtones, les universités doivent réévaluer certains de leurs critères d’embauche pour « accorder une place aux systèmes de connaissances et aux pratiques autochtones. […] Cela signifie également rajuster les critères concernant le savoir menant aux promotions et à l’obtention de titres de compétences. ». L’intégration est un processus qui s’adapte selon chaque collectivité et certaines universités sont plus avancées que d’autres, rappellent les partisans de l’étude.

Des ressources et des programmes d’études

Finalement, l’article identifie des ressources et des programmes d’études cohérents avec cet objectif d’intégration :

  • Un cours d’introduction, en libre accès, sur la bande micmaque à Cape Breton University
  • Un programme de certificat en technolinguistique autochtone à l’UQAC
  • Une maîtrise en travail social liée à un programme de savoir autochtone à l’University of Manitoba
  • Un portail en ligne dressant la liste des services de soutien par le Council of Ontario Universities

 

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